SCENE X
Mad. CALAS, PAULINE, JEANNETTE, groupées d’un côté ; AMBROISE , de l’autre côté , et par après le Commissionnaire entrant duu air craintif et cherchant des yeux ; a la fin de la scène , JACOB.
Ambroise , regardant le groupe.
Voilà donc mon ouvrage!., j’ai sasisfait ma liai ne... j’ai consommé nia vengeance!.. Mais, grand Dieu, si l’on savaii...
LE COMMISSIONNAI UE.
Enfin on m’a laissé entrer ! . .d'puis sept heures du malin que j’clierclic à parler au... ( apercevant Mad. Calas. ) Ah ! mon Dieu , quoique j’ vois la?. . . c’est c’te pauv’ Mad. Calas. ( Il s’essaye les yeux.)
' Ambroise, h part.
Sortons tFici... j’éprouve un horrible lourment !..
é i> commissionnaire, le heurtant.
Ah ! pardon... Vot* serviteur , Monsieur.
AMBROISE
Que veux-tu?
LE COMMISSIONNAIRE
Rien. C’est une lett’ que .j’apporie au Capiioul.
AMMOISS.
Une lettre!.. ( Il le ramène avec un peu d’inquiétude.)
p hji. ink , toujours occupée de sa mere.
Hélas !.. elle ne revient pas !
jeannette, se désolant.
F.t nous sommes sans secours!
ambboise, au commissionaire .
Une lettre pour le Capitoul ?.. . de quelle part ?
LE C&MMTSSIONN 'IRE
Oh ! c'est ben vrai ! t’nez, la v’ia ( la tirant de sa poche et lisant f adresse, ) A monsieur le Capitoul ....
ambboise, la prenant avec défiance.
Oui ... à monsieur le Capitoul • . . {Le commissionnaire est occupé de mad me Calas , Ambroise dit a part.) Dieu ! je reconnais l’écriture ! c'est de lui.
\ LE COMMISSIONAIRE.
Hem ? v ous connaissez ?...
Ambroise.
Aqoelle heure t’a-t-on remis cette lettre?
LE COMMISSIONNAIRE
Ma foi sur le» huit heures, y silait nuit.
AMBROISE
Dans quel endroit de la ville.
LE COMMISSION:* Air K.
Hélas 1 monsieur. . . pas l>en loin d'chez, monsieur Gains.
AMBROISE
Mon ami , lu ne peux voir le Capilotil.
LE COMMISSIONNAIRE
Ah! mon dieu.
AMBROISE
Mais tout à l'heure, je dois dire admis en sa présence... je me charge de lui remettre cette Icitre. . . tu peux être tranquille.
(madame Calas commence à reprendre connaissance.)
LE COMMISSIONNAIRE
Quoi! Monsieur, vou» auriez cte bonté!
AMBROISE. ,■
Dans l'instant ... va , va , mon ami.
LE COMMISSIONNAIRE
Ben obligé, mon bon monsieur. ( regardant madahie Calas.) pauv' dame! . . . pauv' famille... (à Ambroise qui lui fait signe de sortir.) V’ià que j’m’en vas , monsieur :.j’vous suis bcrrotJftgé. {Il sort.)
PAULINE
Ben obligé. Elle respire*! . . elle ouvre les yeux.
JEANNETTE
Madame !...
PAULINE
Ma mère !...
AMBr.oi$E , qui a ouvert la lettre. •»»,
Voyous, voyons ! {Il lit bas.)
Mad. CALAS.
Où suis-je?..
ambroise, après avoir la.
Dieu !.. ô Providence !.. j’étais perdu ! [il /elle autour de. lui des regards effrayés et commence à déchirer la lettre. ) Anéantissons. un greffier, sortant de la chambre du conseil.
Monsieur, le Capiioul vous demande.
Ambroise, inquiet et cachant la lelt Le Capitoul...
un greffier.
Il m'ordonne de vous conduire à l'instant près de lui:
AMBROISE
Je vous suis, {froissant la lettre et la cachant dans son sent.)
Qu’elle ne parraisse jamais !
(Il suit le Greffier a la salle du conseil.