MARCHE ANNUELLE DES NAISSANCES
Période de 1866 à 1874.
Janvier. .
Février .
Mars . .
Avril. ,
Mai. . .
Juin . .
Juillet .
Aoat. .
Septembre.
Octobre. .
' Novembre.
Décembre.
On voit que les naissances procèdent suivant un ordre très-régulier; et la loi qu'elles suivent est si bien marquée dans chacune des trois périodes particulières, qu on peut regarder la moyenne générale comme dégagée de toute cause accidentelle de perturbation. Les naissances atteignent donc leur maximum dans les mois de février et de mars, et leur minimum aux mois de juillet-juin. Il existe un second maximum, trèsfaible, mais bien caractérisé, pour les mois de septembre-octobre.
Les causes qui tendent à élever les naissances audessus de la moyenne ont plus d'énergie que celles qui tendent à les faire tomber au-dessous ; et le rapport de oelles-ci aux premières pourrait être représenté, mais
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THÉORIE DES PROBABILITËS.
sans lui attribuer le, caractère d'une probabilité, par la
fraction -, qui est le rapport des limites , ou celui du
nombre de cas supérieurs à la moyenne au nombre de cas inférieurs.
Nombres proportionnels des déoës en Belglqne, pendant les différents mois de Tannée.
(La moyenne des douse mois est prise pour nnltft.)
Janvier. . . .
Février
Mars. .
Avril. .
Mai . .
Juin . .
Juillet .
Août. .
Septembre. .
Octobre. . ,
Novembre. .
Décembre. ,
Période de 1866 à 1874.
Janvier. . . •
Février ....
Mars
Avril
Mai
Juin
INUELLE DES DËC&S.
e pour lee naissances, la pério- , quoiqu'elle ait été un peu Irou- 866, par les invasions du chot septembre}. Elle présente un un autre en mars; le minimum a Ici encore les nombres ont une ever au-dessus de la moyenne, es est, comme dans le premier
a discussion des documents, les iques, il ne faut comparer entre oumis par une période enlière, espondantes de la période. Si, i voulons étudier les effets de la intraire mettre en présence les ant des différentes divisions de accidentelles s'éliminent d'ellesmbre d'observations, point de vue de l'influence des it à l'intérêt de la curiosité celui plus utiles leçons. Souvent ou
attribue les effets inévitables de ces causes à des circonstances accidentelles, qui n'ont fait que développer leur action. Ainsi, dit Laplace, au milieu des causes variables qui étendent ou qui resserrent les divers États, les limites naturelles, en agissant comme causes constantes, doivent finir par prévaloir. Ainsi encore, il est contre la nature des choses qu'un peuple soit à jamais gouverné par un autre, qu'une grande distance ou une vaste mer en sépare. On peut affirmer qu'à la longue, cette cause constante, se joignant sans cesse aux causes variables qui agissent dans le même sens, et que la suite des temps développe, finira par en trouver d'assez fortes pour rendre au peuple soumis son indépendance naturelle, ou pour le réunir à un État puissant qui lui soit contigu.
§ 81. — Nous allons montrer, par un dernier exemple, comment on doit traiter les questions statistiques.
Depuis longtemps, le gouvernement belge a donné un soin tout particulier à introduire de l'uniformité et de l'exactitude dans les inscriptions des mort-nés. Les chiffires généraux recueillis à l'état civil pour les années 1841 à 1849 permettent de dresser le tableau suivant.