‹ Calcul des probabilités et théorie des erreurs avec des applications aux sciences d'observation en général et a la géodésie en particulierChapitre 49 sur 167 · TOTAL · texte numérisé non relu

TOTAL

général.

Matealia.

FéniBiB.

Moyennes

La Belgique comptait donc annuellement, d'après' le premier tableau, 5,613 mort-nés, nombre qui diflGère très-peu des chiffres individuels fournis par chaque année, et qui peut inspirer assez de confiance, du moins d'une manière relative. Il est certainement trop faible, à cause des réticences ou des négligences dans les inscriptions. En le comparant au chiffre total de la population qui était, à la fin de 1845, de 4,298,562, ou trouve un mort-né pour 766 habitants. Dans le second tableau, la moyenne annuelle étant de 7,588, tandis que la population au milieu de la période considérée atteignait 5,087,105 habitants, on voit que la proportion des mort-nés s'est élevée à un par 670 habi-

tants.

L'influence des sexes sur les mort-nés est mise en évidence d'une manière bien tranchée, et indépendante des négligences accidentelles commises dans l'inscription. On voit que, dans les villes, sur 100 mort-nés du sexe féminin, il y en a 133 ou 132 du sexe masculin, au lieu de 106 au plus que Ton devrait compter par suite de la loi générale des naissances. Pour les campagnes, la différence est encore un peu plus grande : on trouve 138 ou 136, au lieu de 107.

L'influence du séjour des villes ou des campagnes sur le nombre des mort-nés s'obtiendrait en cherchant, pour chaque année, Je rapport des enfants nés vivants aux mort- nés : il est de 30 environ pour les campagnes et de 16 pour les villes.

Les causes morales influent sur cette inégalité, auta^t peut-être que les causes physiques. Ainsi,

COURBE REPRÉSENTANT LA MARCHE d'uNE VARIABLE. 203

lorsqu on établit la comparaison entre les enfants nés vivants et les mort-nés» en distinguant les naissances légitimes des naissances illégitimes^ on trouve» dans le premier cas, le rapport 25, et dans le second, le rapport 15. — Ceci explique en partie la grande différence que Ton vient de remarquer entre les villes et les campagnes, sous le rapport des mort-nés. On sait, en effet, que les naissances illégitimes sont beaucoup plus nombreuses dans les villes que dans les campagnes : le rapport est d'environ 23 à 7.

Si Ton voulait déterminer l'influence des causes périodiques sur le nombre des mort-nés, il suffirait de procéder comme nous Tavons fait pour les naissances dans le paragraphe précédent, et Ton trouverait que le maximum des mort-nés se présente au mois de mars, le minimum au mois de juin.

§ 82. — Toutes les fois qu une quantité est assujettie à varier en fonction d'une autre, on trouve un grand avantage, sous le rapport de la clarté, à représenter par une courbe la marche que suit la fonction. Nous avons déjà eu recours à ce moyen, et nous l'emploierons encore plusieurs fois.

Supposons qu'il s'agisse d'étudier les variations de la température : on les représentera par des ordonnées Vu Vt"* proportionnelles aux amplitudes de ces variations, et élevées en des points dont les abscisses sont proportionnelles au temps, considéré comme variable indépendante. Pour plus de simplicité, on fera tous les intervalles de temps égaux entre eux, et à Ao?.

La courbe MNP , obtenue en joignant les sommets des ordonnées par un trait continu, indiquera aux yeux

Ir

jT

l'allure générale de la fonction, et permettra d'en saisir facilement la loi. ha, surface comprise entre la courbe, l'axe AB, et les deux ordonnées extrêmes AM, BP, sera proportionnelle à Y effet total produit par la variable.

Mais on conçoit que le même effet aurait pu être produit dans le même temps par une quantité constante^ A D = Y, dont le travail serait représenté par la surface du rectangle ABCD : égalant ces deux surfaces, on aura

(y, + y, + y, + •..• + y^) ax = n . ax . y,

équation qui sera d'autant plus rigoureuse que notre Ao? s'approchera davantage d'une véritable différentielle, ou que les observations seront faites à des intervalles plus rapprochés. Déduisant la valeur de Y, nous aurons :

y< + yt + yi + .•..+y»

ainsi, la valeur moyenne de la variable n'est autre chose que la hauteur du rectangle équivalent à la figure mixtiligne AMNPB.

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