TOUS LES TROIS
\ous avez tous les deux outragé mon honneur.
DON JUAN
Cessons de vains discours, et que l'épée décide.
i32 GARDEZ-VOUS DE L'EAU QUI lk>RT,
(Ils mettent Te'pëe à la maiii , et se battent. ) DON TORRIBIO, énde^bM.
Une querelle à la porte de la maison !
(H entre i'ëp^e nue ainsi qne don Alonse. )
DON ALONZB.
Comment entre trois amis peut-il y avoir une affaire pareille ?
DON JUAN, à don Alonse.
Adieu I monsieur; il ny a plus de discussion entre nous.
(IlsorU) DON ALONZR.
Arrêtez : puisque je suis arrivé , vous offensez ma valeur*
DON PEDRE.
Ce n'était rien^ seigneur, (ji pari. ) Jdhrais suivre don Juan.
(Dion.) DON TORRIBIO.
Retenez-les , mon oncle; parce que , pour assurer la paix I il faut qu'ils la jurent sur ma généal<^e. Attendez; je vais la tirer de mon paquet^ ou je Fai enfermée pour qu'elle ne se gâtât pas en chemin.
DON ALONZE
Ne pourrai-je savoir quel sujet a pu vous obliger àtirerréj)ée?
DON FÉLIX
C'est une querelle que nous avons eue au jeu ; eX votre présence » dans cette occasion, suffit pour que nous ne donnions pas de suite à un différent atissi léger. Pardonnez , et permettez-moi de les suivre.
.Oseru)
JOURNÉE m, SCÈICË m. t33
DO» ALONZ^. -^
Vous avez raison; allez ^ don Félix. Je ç$iis.£^çhë, puisque je lui aTais dëjà parle ^^^^^ que mes infirmités m'empêchent d'obéir aux lois dei'konn6ur« {A part.) fai bien d'autres soueis ; mais )^ ne Teu|L pas que Torribio devinç mes soupçons , «t c'^st à cause de loi que je feins de croire à cette défaite. (Maut*) k quoi réfléchissez-TOus donc si pensif?
DON TOBRIBIO.
Je cherche à décider s'il conTCnait au sang ilbstre d'où nous sortons ^ue trois personnes 8^é|:ant battues devant notre porte , elles s'en allassent AÏfi^i tans qu'il y eût pour le moins deux têtes fendues.
DON ALONZE. •
Quelle folie ! Que nous importenjt leurs querelles ?
(Ils sortent.)