‹ Caldéron (volume 3)Chapitre 56 sur 79 · LE COMTE ET LE DUC · texte numérisé non relu

LE COMTE ET LE DUC

Comptez sur notre loyauté.

(Ils font un échange. Les hërauts d'armes se placent aux angles de Testrade du trdne, les tambours, la musique, au-dessous et en avant.)

TOUS

Allons , chevaliers , qne Dieu et votre bon droit vous favorisent.

( On sonne la charge. Le comlMt commence d'abord avec la bidie d*armes, ensuite arec rëpëe ; enfin ik se saisissent corps à corps» Le roi jette la verge d'or sur le clump ie bataille ; les parrains s'élancent sur eux pour les séparer. Les deux champions ne veulent pas céder, et cherchent à continuer le combat. Le connétable relève la verfc d'or; le roi se lève sur son trône, et parait irrité de leur obstination. )

Us en sont venus à se prendre corps à corps. Le roi a jetë sur le champ du combat sa verge d'or : tout combat doit cesser à l'instant même. Parrains, séparez-les.

CHARLES V, descendant de son trôné.'

Qu'est-ce donc? J'ai déposé la verge d*or ; j'ai prk sur moi la cause de tous deux; je les déclare bons chevaliers ; et leur fureur est telle qu'ils continuent encore ! Qu'on les arrête à l'instant.

L'AMIRAL

Ah! sire!

LE MARQUIS

Ah ! sire !

CHARLES V

C'est assez ,.., c'est assez. . . . Rendez grâce à de tels parrains. Je veux bien pardoqner : qu'on détacbe leurs casques. Donnez-vous l'un à l'autre la maioy en signe d'amitié. Vous avez fait vos preuves de valeur; je veux que cette valeur me soit utile dans d'autres occasions plus glorieuses.

DON PÈDRE

Sire f puisque vous me faites l'honneur de...

ru*

DON JEROME

Sire, si vous daignez m'honorer....

DON PÈDRE

Me réserver à d'autres enti'eprises....

DON JÉRÔME

De votre confiance pour d'autres dangers..^..

DON PÈDRE

Je n'^i plus rien à désirer.

DON JEROME

Mes vœux sont satisfaits.

UAMIRAL.

Sire , puisque votre majesté daigne les employer Fun et l'autre à son service, que mon titre de parrain serve de quelque chose à don Pèdre; je vous supplie de lui donner le gouvernement d'Âlarcon.

CHARLES V

Il est donné à une dame, fille du dernier gouverneur.

L'AMIRAL

Votre majesté peut bien le donner à don Pèdre sans Tôter à cette dame. ( A Ginès. ) Cours , et dis à Violante qu'elle vienne se jeter aux pieds du roi ; la grâce qu'elle sollicitait lui est accordée, et don Pèdre est admis. ( A don Pèdre. ) Je n'ai prononcé son nom que pour la mettre dans vos bras.

Vous êtes digne de vous-même.

LE MARQUIS

Sire p j'ai les mênieç droits de parrain à faire va-

loir; je supplie votre majesté d'accorder aussi grâce h don Jérôme.

CHARLES Y

Laquelle ?

LE mâbquis.

D'écouter une autre dame qui m'a parlé ce m pour tâcher d'empêcher le combat. Il était tard. Je m'y suis refusé; mais je dâire que ' majesté Fentende, pour qu'il ne reste pas le luoi doule sur la fidélité de don Jérôme à tenir sa pa Gonzalve^ courez l'appeler.

(Dooa Violante, Flore, Ginès, arrÎTent ensemUe. )

DONA VIOLANTE

Sire, une femme ne devrait pas peut-être os montrer dans cette eoceinte; mais pardonnez i que chose à Texcès de ma joie; je viens baiser main royale, et voir don Pèdre rétabli dan honneur et vivant.

( Dona Séraphine, Brito, Gilctte, Gonzalre, arrÎTent. )

DONA SÉRAPHINE

Sire, j'ai aussi mes motifs. J'accours aux pie votre majeslé pour déclarer publiquement qu( Jérôme n'a aucun tort à se reprocher. Ce paysa celui qui avait tout vu dans le bois , où il était c

BRlTO.

C'est bien vrai ; mais Gilelte était cause que.

GILETTE.

Adieu , ma bonne réputation ! En présenci roi lui-même on me fera passer pour une...., ne me marie.

BRITO

ci ta main.

GILETTE.

JÉRÔME, âSéraplûne.

Lcquitter envers vous, Séraphîne?

;îpé les doutes qui restaient toujours

'étion , et vous me rendez véritablement

; trop heureux , si l'offre de mon coeur

vous être agre'able et me faisait obtenir

main ! Violante , tu vois qu'il y a quelqu'un

m aime; je suis venge

DON A séraphîne, à part.

Faisons de ne'cessite' vertu. (Haut.) C'est moi, qui suis au comble de mes vœux.

L'AMÎRAL, àdonPcdre.

Et vous , donnez votre main à Violante.

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