LE COMTE ET LE DUC
Comptez sur notre loyauté.
(Ils font un échange. Les hërauts d'armes se placent aux angles de Testrade du trdne, les tambours, la musique, au-dessous et en avant.)
TOUS
Allons , chevaliers , qne Dieu et votre bon droit vous favorisent.
( On sonne la charge. Le comlMt commence d'abord avec la bidie d*armes, ensuite arec rëpëe ; enfin ik se saisissent corps à corps» Le roi jette la verge d'or sur le clump ie bataille ; les parrains s'élancent sur eux pour les séparer. Les deux champions ne veulent pas céder, et cherchent à continuer le combat. Le connétable relève la verfc d'or; le roi se lève sur son trône, et parait irrité de leur obstination. )
Us en sont venus à se prendre corps à corps. Le roi a jetë sur le champ du combat sa verge d'or : tout combat doit cesser à l'instant même. Parrains, séparez-les.
CHARLES V, descendant de son trôné.'
Qu'est-ce donc? J'ai déposé la verge d*or ; j'ai prk sur moi la cause de tous deux; je les déclare bons chevaliers ; et leur fureur est telle qu'ils continuent encore ! Qu'on les arrête à l'instant.
L'AMIRAL
Ah! sire!
LE MARQUIS
Ah ! sire !
CHARLES V
C'est assez ,.., c'est assez. . . . Rendez grâce à de tels parrains. Je veux bien pardoqner : qu'on détacbe leurs casques. Donnez-vous l'un à l'autre la maioy en signe d'amitié. Vous avez fait vos preuves de valeur; je veux que cette valeur me soit utile dans d'autres occasions plus glorieuses.
DON PÈDRE
Sire f puisque vous me faites l'honneur de...
ru*
DON JEROME
Sire, si vous daignez m'honorer....
DON PÈDRE
Me réserver à d'autres enti'eprises....
DON JÉRÔME
De votre confiance pour d'autres dangers..^..
DON PÈDRE
Je n'^i plus rien à désirer.
DON JEROME
Mes vœux sont satisfaits.
UAMIRAL.
Sire , puisque votre majesté daigne les employer Fun et l'autre à son service, que mon titre de parrain serve de quelque chose à don Pèdre; je vous supplie de lui donner le gouvernement d'Âlarcon.
CHARLES V
Il est donné à une dame, fille du dernier gouverneur.
L'AMIRAL
Votre majesté peut bien le donner à don Pèdre sans Tôter à cette dame. ( A Ginès. ) Cours , et dis à Violante qu'elle vienne se jeter aux pieds du roi ; la grâce qu'elle sollicitait lui est accordée, et don Pèdre est admis. ( A don Pèdre. ) Je n'ai prononcé son nom que pour la mettre dans vos bras.
Vous êtes digne de vous-même.
LE MARQUIS
Sire p j'ai les mênieç droits de parrain à faire va-
loir; je supplie votre majesté d'accorder aussi grâce h don Jérôme.
CHARLES Y
Laquelle ?
LE mâbquis.
D'écouter une autre dame qui m'a parlé ce m pour tâcher d'empêcher le combat. Il était tard. Je m'y suis refusé; mais je dâire que ' majesté Fentende, pour qu'il ne reste pas le luoi doule sur la fidélité de don Jérôme à tenir sa pa Gonzalve^ courez l'appeler.
(Dooa Violante, Flore, Ginès, arrÎTent ensemUe. )
DONA VIOLANTE
Sire, une femme ne devrait pas peut-être os montrer dans cette eoceinte; mais pardonnez i que chose à Texcès de ma joie; je viens baiser main royale, et voir don Pèdre rétabli dan honneur et vivant.
( Dona Séraphine, Brito, Gilctte, Gonzalre, arrÎTent. )
DONA SÉRAPHINE
Sire, j'ai aussi mes motifs. J'accours aux pie votre majeslé pour déclarer publiquement qu( Jérôme n'a aucun tort à se reprocher. Ce paysa celui qui avait tout vu dans le bois , où il était c
BRlTO.
C'est bien vrai ; mais Gilelte était cause que.
GILETTE.
Adieu , ma bonne réputation ! En présenci roi lui-même on me fera passer pour une...., ne me marie.
BRITO
ci ta main.
GILETTE.
JÉRÔME, âSéraplûne.
Lcquitter envers vous, Séraphîne?
;îpé les doutes qui restaient toujours
'étion , et vous me rendez véritablement
; trop heureux , si l'offre de mon coeur
vous être agre'able et me faisait obtenir
main ! Violante , tu vois qu'il y a quelqu'un
m aime; je suis venge
DON A séraphîne, à part.
Faisons de ne'cessite' vertu. (Haut.) C'est moi, qui suis au comble de mes vœux.
L'AMÎRAL, àdonPcdre.
Et vous , donnez votre main à Violante.