‹ Caldéron (volume 3)Chapitre 62 sur 79 · DIT SOLDAT · texte numérisé non relu

DIT SOLDAT

Ce ike sera pas ;le premlei^ non plui qui aurait coûté la vie'i Un |]iâuirre soldat , et surtout aujourd'hui , car nous avons pour chef don Lope de Figueroa : sa rjéputation de bravoure est faite , sans contredit ; mais on sait aussi qu'il' ïi'eist pas tendre de son naturel ; il n'ouvre la bouche que pour apostropher Iç ;Ciel çt IpL teçfç, çjl;^ sç.véj;itç.^e 4istîngue

pas même ses amis. Il expédie son monde sans forme de procès.

REBOLLEDO.

Vous entendez bien tout cela ? Je n'en ferai pas moins ce que j'ai dit.

UN SOLDAT

Quelle manière de parler pour un soldat !

REBOLLEDO.

Ce n'est pas tant pour moi que pour cette pauvre petite ( montrant V Etincelle ) qui accompagne notre personne.

L'ÉTINCELLE

ReboUedo , n'ayez pas de peine pour nous ; tous savez que nous avons du poil au cœur : cette commisération nous humilie. Je ne viens pas avec la troupe seulement pour le plaisir de servir avec elle, je veux partager avec honneur les fatigues du métier. Si j'eusse voulu conserver les avantages d'une vie sédentaire et douce , auraîs-je quitté la maison du régidor y où rien ne manque ? car , durant tout le mois d'exercice, il ne cesse de pleuvoir des cadeaux chez lui J'ai mieux aimé venir avec vous,

trotter à pied , souffrir avec ReboUedo ; je m'y suis résolue Eh bien , mon ami , à quoi penses-tu?

REBOLLEDO.

Que tu es la reine des femmes.

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