ACTE II, SCÈNE L
MDG.NOZ.
Je ne dois rien à personne.
DON ROCH
Il pourrait arriver qu'à cette époque tu me dusses quelque chose.
MUGNOZ.
J'en conviens,
DON ROCH
Je te laisse un habillement neuf à ton choix ^ et toute ma garde-robe. Je te laisse aussi ma tabatière d'argent; je te laisse en somme ^ comme je te l'ai dit , tout ce que je puis te laisser ; et pour unie chose aussi facile que celle que jeté demande, tu entres
en fureur comme un tigre Mais tout est fini,
j'espère queiitu ne tarderas pas à te repentir. Vat'en, je ne te force pas; tu ne veux point faire ce que je demande , va-t'en.
MUGNOZ.
Je. n'ai point dit que je ne voulais pas.
Qu'est-ce donc que tu as dit ? *
MUGNOZ.
Que sais-je ?
( On sonne 4 Ui porte. Mugnos Teui s*en aller; don Rocli le retieat. ) •pÔN ROCH.
Je ne veux plus de détours; dis ce que tu veux faire.
MUGNOZ.
On a sonné.... Nous verrons.
DON ROCH
Il n'y a pas de nous verrons ; parle clairement.
i86 LE VIEILLARD ET LA JEUNE FILLE,
MOGNOZ.
Je vais ouvrir.
DON ROCH
Non ; avant il faut preildre un parti •
MUGNOZ.
Eh bien , je ferai ce que vous o'rdonnez.
DON ROGH.
Vraiment ?
MDGNOZ.
Vraiment.