ACTE II, SCÈNE X. ' ait
ai reconnu qn'il e||^ jaloux et inquiet parce que ion Juan ne s'en va pas.
DONA BÉATRICE
Ah ! ma sœur ,' que tout cela est fâcheux!... Mais e n'en ai pas été instriiite, car si je l'avais su
DONA ISABELLE
Quoi donc^ Béatrice'?
D05A BÉATRICE
Si j'avais su qu'il arrivât à Cadix ^ je te jure que, dans ce cas, vous connaissant tous deux, j'aurais bien su faire en sorte qu'il ne vînt pas renouveler tes regrets , troubler notre repos, et inspirer de la jalousie à mon frère. Mais , Isabelle, il y a encore du remède , si tu es attachée à l'honneur et à tes devoirs.
DONA ISABELLE
Doatefr4;u de moi?
DONA BÉATRICiC.
Non , j'ai confiance en ta vertu, et c'est pour cela que je vais te dire avec franchise ce que tu as à faire.
DONA ISABELLE
Dis-le vite.
DONA BÉATRICE
C'est de ne pas ie voir davantage. C'est en fuyait qu'on triomphe des combats de l'amour : ne l'écoute plus, ne le vois plus, tandis que nous allons faire en sorte de hâter son départ.
DONA ISABELLK.
Il n'est pas nécessaire; luirm^me a résolu son dé-
2i4 LE VIEILLARD ET LA JEUNE FILLE,
Ah! tu ne sais pas la douleur....
DON A ISABELLE
Si^ je sais ce que je te dois; pars,. jet. laisse*moi mourir.... Mais, enfin, pars-tu; est-il bien i^rai^ don Juan ? Après un amour si tendre , pouvais-je attendre ce rësullat ? est-ce là ce .que méritait ma tendresse ?