‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 118 sur 250 · POW JUAN · texte numérisé non relu

POW JUAN

Est-ce là ce que je méritais moi-même? Ah!

femme ingrate! qu'as-tu fait? Avec quelle facilité tuas cédé! quelle violjence, quelle soumission, ont pu t'entralner à rompre si vite Funion la plus désirée que lafiection et le temps aient jamais formée. Ah! quel temps que celui-là ! T'en souvienstu? t'en souviens-tu?

DONA ISABELLE

Je me meurs.

DON JDAN.

Lorsque , contens tous deux de notre fortune, nous attendions les douces fave;urs de l'amour, l'habitude , l'inclination , l'age , les jeux folâtres, les refus mal simulés....

DONA ISABELLE

Ah! don Juan, je me meurs.

DON JUAN

Un soupir, un mot de ta bouche, un doux regard, tel était le but de mon ambition , de tous mes désirs.... Tout est fini ; si je t'ai aimée , si dans un autre temps nous nous aimâmes tous deux, ce bonheur

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