‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 132 sur 250 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

BLASA, ensuite MUGNOZ-

BLASA.

Que cet homme est singulier ! Et qu'il existe une femme qui à la fleur de l'âge , avec une figure chavmante, des yeux comme des soleils, et une grâce qui séduit tout le monde , consente à s'unir à un vieillard si ridiiB^e et si béte! Ah! mon Dieu! j'aimeliiis mieux mourir fille que de souffrir un pareil butor de mari , véritable âme damnée , chargé de plus de défauts et d'infirmités que le cheval de Gonéla. (Mugnoz paraît, et en venant Blasa ^ il sdirête sur la porte.) Qu'est ceci, monsieur Mugnoz? est-ce que les filles vous font peur? Si je vous gêne..*.

Oui ^ tu me gênes.

BLASA.

Quoi! je vous gêne, vraiment?

MUGNOZ.

Je ne suis pas disposé à bavarder*

BLASA.

Ainsi donc il faut que je m'en aille?

a36 LE VIEILLARD ET LA JEUNE FILLE,

BLUGNOZ.

Quand tu voudras.

ÉL/LSA,

Quelle mine tous me faites! Depuis que je suis dans cette maudite maison^ je ne tous ai jamais tu rire ; toujours de mauvaise humeur.

MUGNOZ.

Et toi toujours prête à parler à tort et à travers.

BLASA.

J'ai raison^ puisque j'ai une langue.

MDGNOZ..

Tu as tort.

BLASA.

Non^ j'ai raison.

MUGNOZ. ^

Allqns^ assez de plaisanteries.

BLASA. j

Je veux parler.

MDGNOZ.

Tais-toi.

BLASA.

Si je veux parler, tiens! a-t-on vu un pareil ennuyeux ? Maudit vieillard ! . . .

MUGNOZ.

Écoute...

BLASA.

Figure de carême !

MUGNOZ.

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