ACTE III, SCÈNE XII
DOIVA BÉATRICE.
Que dis-tu?
DONA ISABELLE
Oui , et ton frère s'est caché dans cette pièce ; il a tout Yu : don Juan s'éloigne en accusant mon ingratitude. Ah ! Béatrice , je ne me souviens pas de ce que j'ai dit; et je n'ai su.,., il n'était pas facile qu'il s'aperçut. .. Malheureuse^ que devais-je faire?
DONA BÉATRICE
Enfin ^ Isabelle, il t'a quittée? Eh bien, puisque le danger s'en va aye.c lui, ne te désole point ainsi, et ne cède pas si facilement à un malheur que peut, être tu augmentes toi-même.
DONA ISABELLE
Il est vrai, je le vois; mais, mon Dieu, quand il viendra, que lui dirai-je? qui pourra lui persuader qu'il doit ta en croire? Irrité comme il l'est contre moi, et ayant vu ses soupçons confirmés par ce triste hasard , il n'est pas possible qu'il écoute mes raisons. Malheureuse! et je vis! comment puis-je résister à tant de maux ?
DONA BÉATRICE
Ne t'abandonne point ainsi au désespoir. Que tout soit perdu, pourvu que l'espérance nous reste. Don Juan est parti ; le reste importe peu : quand ton mari rentrera, je saurai l'apaiser.
DONA ISABELLE
C'est en vain que tu tâches de calmer ma douleur ; il est jaloux, et il est impossible qu'il écoute ma justification....
^H bK yiElLLÀ&D ET L\ JEUH]£ FILLE,
C W «is$f!i » Isabelle ; oublies-tu qutt*|iMi|i frèfr ^a iHf^utriM^? Si>rtous» Tieus.
MISA ISàlKLLC
IVurqucii » Bibtrke?
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