ACTE II, SCÈNE I. 3o
DONA AGUSTINA.
Est-ce que tous faites attention à ce qu'elle dit ? Quelle niaiserie ! Elle ne sait seulement pas de quoi an parle... Mais avec tout cela^ quelle heure est-il ?
DON SÉRAPIO.
Il est... attendez... il peut être maintenant...
DON HERMOGÈNES, tirant sa montre.
' Voilà une montre qui va parfaitement. Trois heures et demie, juste.
DOKA AGUSTINA.
Oh I en ce cas y nous avons encore le temps : asseyons-nous y puisqu'il n'y a personne ici.
# ( Us s^asseyent tooti è rexceplion de don Eleuterio.)
DON SERAPIO.
Qui voulez-vous qui soit ici?.... Si c'était tout autre jour... mais aujourd'hui tout le monde va à la comédie.
DONA AGUSTINA.
Tout sera plein.
DON SÉRAPIO.
Il y a deà gens qui donneront ce soir deux piastres pour une place d'orchestre.
S| DON ELEUTEBIO.
Cela doit être : comédie nouvelle . auteur nou-
veau y et...
DONA AÙGUSTINA.
D'autant plus que tout le monde sait déjà ce que » ' c*est. • . Bah ! il n'y aurait pas de place pour une ^ épingle y quand le Colysée serait sept fois plus ^ grand.....
T%^Un de MoratUt, 20
3o6 LA GOMfDIE NOUVELLE,
DON SÉRAPIO.
Aujourd'hui les bouffons se meurent de froid et de crainte*. • Hier soir, je voulais parier six onces d'or avec le mari de la soubrette qu'ils ne feraient pas ce soir , à la porte de leur salle , cent réaui de recette.
DON ÉLEDTERIO.
Eh bien , le pari a-t-il eu lieu en effet ?
DON SÉRAPIO.
INon y parce que je n'avais dans ma bourse que deux rëaux et quelques sous... Mais comme je les ai fait enrager!...
DON ÉLEUTERIO.
Je suis à TOUS dans l'instant; je vais ici près à la librairie , et je reviens.
DONA AGDSTINA.
Qu'y vas-tu foire ?
DON ÉLEDTERIO.
Ne te l'ai-je pas dit '^ J'ai recommandé qu'on m'y apportât le compte de ce qu'il y a de vendu, parce que....
DONA AGUSTINA. ^
Oui ; c'est vrai ; reviens vite. ^
(Don Éleuterio sort.) DONA MARIQUITA.
Quelle agitation ! toujours aller et venir ! Cet homme ne s'arrête pas un moment.
DONA AGUSTINA.
Tout cela est nécessaire , ma fille ; et s'il eût fait