ACTE II, SCÈNE V
Pedro y ni vous ni moi ne pouvons y remédier. Il est certain que not^e théâtre est dans le plus grand abandon ^ et il n'y a pas d'homme de bon sens qui l'ignore. Sa re'forme est urgente et facile. Nos meilleurs esprits ne se sont pas contentes de déolamer contre son état actuel , ils ont encore donné y tant dans la carrière comique que dans la carrière tragique y des exemples de la manière dont on devrait écrire. Le public a reconnu le mérite de ces ouvrages; mais le théâtre continue comme auparavant d'être dans un état déplorable. Qu'y faire? rire ou enrager y il n'y a pas d'autre alternative... Eh bien ! moi^ j'aime mieux rire que m'impatienter.
Et moi pas^ parce que je n'ai pas le sang-froid nécessaire pour cela. Les progrès de la littérature^ cher don Antonio^ intéressent beauco^p le pouvoir, la gloire et la conservation des empires. Le théâtre influe inimédiatement sur le bon goût national; notre théâtre est perdu , et je suis bon Espagnol.
DON ANTONIO
Malgré tout cela, quand on voit... Mais qu'est-ce donc qu'il y a de nouveau ?