‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 188 sur 250 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Uue salle de village msez opnée; Une pttrte à droite*]^ conduisant hors la maison , une autre k gauche , communiquaat dans Tiatérieur , et une au.tre dan» le fond , avec un escalier pour moliter au premier.

Ou 1 , FçrJDaina ; j,e ne sais cToù vient cet étrangp changement , et à peine puis-je croîr e qu en trois semaines- <f absence mon sort ,. qpi étai£ si digne. dTenvie , soit deyenu si déplorable. Quels mystères, y a-rt-il ici ? pouroupi Isabelle refuse-t*^lle de me voir 2 pourquoi sa mère y qui m,'a donne tant de preuves d estime ,, me cong^ie-t-elle et m'accablet-elle d'injures? Malheureux ! que n'ai -je pas à^ cuai'ndre! Mais^. dis-moi , ce baroh q^i est installé

Le baron.?

358 LE BARON

LÉONARD

Oui ; que prëtend-il ? quels sont ses projets ?

F E R M I N A , regardant derrière die e^ec inquiétude»

" Il m'est impossible de m'arréter Tin senl instant,

LÉONARD

Mais j dis-moi

FBRMINA.

C est que si ma maîtresse yient et qu elle nous rencontre y il y aura du bruit.

LÉOIfABD.

Aussitôt que j'aurai appris de ta bouche les causes de mo|i malheur, je m'en irai. Dis...,

FëRMINA.

En ce cas , voici l'histoire. Vous salirez qu'il y a deux mois , ou peu s'en faut ^ que le baron de M ontespino arrivât à {Uescas ; il sç Jlogea dans l'aftberge en face. Étant si voisin y il nous parlait de sa fenêtre , et nous entretenait de choses insignifiantes : Le temps se met au beau... il fait un soleil superbe.... les punaises me tourmentent horriblement.... j'ai été promener hier soir, et le barbier chanta de très-jolies chansons.... C'est ainsi qull commença. Il vint ici une demi-douzaine d^fois; la liaison devint ensuite plus étroite. Il parlait de ses vassaux y de ses titres j de ses rentes , de ses procès contre le roi , de ses mules , etc. Ma maîtresse l'écoutait avec attention et ravissement , et tout ce qu'il disait lui paraissait admirable. Le diable fit qu'à cette époque vous vous mîtes dans la tête d'aller voir votre cousin , et en vérité vous ne pouviez jamais prendre plus mal votre temps.

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