‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 201 sur 250 · ACTE I, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII

question. Eh bien^ ce jeune homme ^ fils de dame Manuela, à gui dans un autre temps vous fîtes tant de caressés et d'amitiés; ce jeune homme, comme tout le monde peut le voir , a une jolie figure , il est aimable et galant , il sait exprimer les peines qu'il éprouye, il a.plu à votre fille.,. C'est une cho$e très-naturelle et très-fondée en raison , et celui qui s'en étonnerait n'entendrait rien à ces sortes d'affaires. Et en effet , n'est-ce donc rien ? Jeunesse , esprit, galanterie, qualités estimables, sermens d*amour et de constance éternelle , comment tout cela n'inspirerait-îl pas de l'amour? Car enfin, nous ne sommes pas de pierre, et ensuite...

M»*, moniquiï:.

Ne m'en dis pas davantage.

FERMINA.

Je me tairai comme une morte. Si les autres se taisaient aussi; mais les gens de ce village ont bonne langue....

M"«. MONIQUE

Eh bien , qu'est-ce ?

FËRMIMÂ.

Rien.

M»*. MONIQUE

Ne viens pas ici me faire des mystères.

FËRIIINÂ.

Comme il y a tant de coquins , taot d'esprits de travers, on dit que... Mais , silence, ie ne veux pas bavarder.

38o LE BARON,

M—. HONIQUE.

Que dît-on?

FERMI5A.

Ce matin , lià-bas j près de T^Ese y un certain indiyidu de Yotre connaissance..,, le nom ne fait rien à l'affaire, m'appela et me dit : Friponne que tn es, de ne nons ayoir rien dit....

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