‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 207 sur 250 · ACTE I, SCÈWE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈWE X

M justes toutes les charges énoncées contre tor^ et j» le comte de la Péninsule ^ ton accusateur , est ji •condamné à une prison perpétuelle dans le diâ^ n teau des Sept-Tours. Je fais disposer en toute » hâte les carrosses et les laquais qui doivent t'aller » chercher. Cependant , je dois te rappeler que ton n mariage avec dona Violante de Quincozes , fiUe du H marquis d'Utrique , capitaine général des iles ^ Philippine set delà côte Patagonique^ ne présente ^> plus aucune difficulté depuis Tarraiigement de » cette affaire , qui l'avait retardé jusqu'à présent. 9} Le chevalier Wolfang de Remestein , chef d'es- >i cadre de l'Empereur , qui se trouve à Madrid » à son retour des bains de Trillo , sera le parrain, n et nous attendons avec impatience la conclusion N de cette alliance , à laquelle s'intéressent beauw couples deux familles. Reçois , en attendant , mes » félicitations , et compte sur lestime de ton oncle ,

» Le prince de SmàcusE. »

Eh bien ! d'après cela?....

LE BARON

Vous voyez ( // reprend la lettre , qu^il remet as^eu

les autres ) comment se traitent et s'arrangent ,

entre les grands seigneurs , les affaires d'une telle

conséquence. Parce qu'elle apporte en dot cinq

bourgs et quatorze hameaux y et pour que notre

héritier puisse ajouter dans son' écusson, à mes

tours d'arj^ent et à mes bannières noires, deux

aigles, sept griffons verts et neuf couleuvres,

il ikmt que je perde ma liberté I Si je pou-

3^ LE BARON

vais me'rësoudre«.M* . Et ponrquipi pas? Que le prince de Syracuse pense ce qu'il lui {daira , et que le sëne'chal dise ce qu'il voudra , mon choix est libre.... Mais* que faire dans une position si restreinte , dans un misérable village.... où il n'y a ni negocians ni courtiers , où l'on ne peut faire

accepter des lettres de change? Allons, c'est

une affaire manquëe.... Si au moins on connaissait ma signature > je tirerais sur Sm3rrne on sur Philadelphie pour une somme de dix mille rixdalers; et. alors

Et alors ?

LE BARON

Je prendrais mon parti : j'éyiter^ qu'on me trouvât, ici; je laisserais tout disposé; je me re^idrais avec la plus grande diligence à Montespino > qui est à di^t-sept lieues d'ici : vous y viendriez aussi ; et un dimanche, dans une petite chapelle secrète, nous nous marierions.

M"«. MONIQUE

Qui?

LE BARON

Comment ! vous ne devinez pas quel est l'objet de; mon amour ? Isabelle. .

M—. MONIQUE

Monsieur]

LE. BARON

Pour elle je dédaignerais tout.

Bf««- MONIQUE.

Permettez.

(Elle Teoi^M meurt à gênons'^ le baron r«a«aipSch«J

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