‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 206 sur 250 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

M-. MONIQUE , LE BARON. Il entre tout pensif,

avec des papiers à la main.

M»«. MONIQUE

Je suis charmée de vous voir. Qu y a-t-il de nou- Teau ? Vous ne répondez pas? Ah ! monsieur.,..

LE BARON

Comme les soucis et les peines viennent se mêler aux plus grandes felicite's ! Cet individu dont je TOUS ai parle plusieurs fois , qui se rend à Madrid sous un déguisement , qui examine et observe tout, qui voit mes gens et conduit toute la correspondance , vient d'arriver.

M»". MONIQUE

Oui? et a-t-il apporté quelque bonne nouvelle?

Voilà une lettre de ma sœur ; si vous voulez , vous pouvez la lire.

M"*. MONIQUE reçoit la lettre et se met k la lire.

. « Mon cher frère , j'ai reçu ta dernière lettre

n avec la bague de diamans que tu m'envoies de

» la part de cette darme , à qui tu feras , en mon

» nom , les remercîmehs les plus empressés. Tu

» l'assureras du vif désir que j'ai de la connaître,

» et tu lui diras aussi que je ne lui envoie rien

» en ce moment, afin qu'elle ne croie pas que je

i) veux payer ses attentions et les services qu'elle te

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386 LE BARON

» rend, par des presens qui, quelque précieux qu'ils » fussent , seraient toujours bien inférieurs à la » sincère afiection que je lui porte. Notre cousin » Farchevêque d'Andrinopie a écrit de Gicabelofii j » et il paraît que dans peu il arrivera à son dî<H » cèse. Mille complimens de la part du connétaUe » et du marquis de Famagosta son gendre. Tu peu » penser quelle a ëte notre joie en Toyant ton ut- 1 » nocence reconnue et tes ennemis punis. Le roi » désire te Yoir ; il en est de même de tes amis » et parens , et plus qu'eux tous , de ta sœur bien- » aimée ,

» La vicomtesse de Mostagan. »

Juste ciel ! quel bpnheur ! je tous eu félicite milk fois. Grâces soient rendues à Dieu !

(EUe lai rend la lettxe. ) LE BABON.

Ah ! madame !

M"". MONIQUE

Quel chagrin vous trouble au milieu de tant de félicité ?

LE BARON

Le plus grand , le plus funeste pour moi

Voyez cette lettre , vous y trouTcrez larrêt de ma mort.

• ' ( Il lui donne une autre lettre.)

M"% MONIQUE, UbuA.

i< Décidément , mon cher neyeu , tes alBfaires se » sont arrangées comme nous- le désirions. Hier » on a publié la résolution du roi. Il déclare in-

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