ACTE I, SCÈNE VII
CALÂMOGHA.
Nous arrirons tous deux à l'instant*
Vraiment?
CALAMOGHA.
Je plaisante peut-être! à peine reçut-il la lettre de dona Paquita^ i^ ^^ ^^^ ^ù il alla^ ni à qui il parla, ni les arrangemens qu'il prit ; tout ce que je puis te dire , c'est que le soir même nous partîmes de Sarragosse. Nous avons fait la route avec la rapidité' de l'éclair ; nous arrivons ce matin à Guadalaxara, et les premières recherches nous apprennent que les oiseaux sont envoles : à cheval aussitôt , et nous voilà encore courant , suant et faisant claquer nos fouets. •• En somme, les chevaux rendus, et nous ne valant guère mieux, nous nous sommes arrêtes ici, dans rintention de partir deioain. Mon lieutenant est allé au grand collège pour voir un ami, pendant qu'on prépare à souper.... Voilà toute l'histoire.
RITA
Ton maître est donc près de nous ?
CALAMOGHA.
Et plus amoureux que jamais, jaloux , voulant tout tuer*... décidé à couper le sifflet à tous ceux ^i lui disputeraient la possession de sa maîtresse idolâtrée.
Que dis^tu?
CALAMOGHA.
Ni plus ni moins.
BITA.
Quel plaisir tu me fais! C'est maintenant qu'on voit s'il l'aime.
GALAMOGHA.
Aimer !... Bagatelle ! le Maure Ga2ul ne fut près de lui qu'un pleutre , Médar , qu'un faquin et Gay- } feros qu'un e'colier.