SCÈNE V
DON PEDRO , ISÂBEtXE.
DON PÉDmO.
Le petit-fils de Pero îNunez a passablement peur... quel impudent verbiage!....
ISABELLE
Monsieur.
DON PÉDBO.
Isabelle , qu'y a-t-îl ? dans quelle tristesse , dans quelle désolation je te vois plongée !
ISABELLE
•Comment pourrais -je être autrement? Je ne conserve plus d'espérance , puisque je vois que les prières , la soumission , les larmes , les raisons et les menaces sont sans effet. En vain Léonard a voulu la persuader et la calmer , il n'a fait que l'irriter davantage.
DON PEDRO
Je le sais, il me l'a dit.... Il s'est trop emporté. Dans la jeunesse nous manquons de modération.... et il nous est impossible d'agir avec cette mesure que donnent les années. Léonard se voit offensé , ma sœur est entêtée ; il n'est pas étonnant q^e de parole en parole la dispute en soit venue au point où viennent toutes les disputes , quand les passions nous échauffent et nous entraînent.