ACTE II, SCÈNE IX
( RiU entre par la porte du fond, apportant plutieurs plats, une soupière , des cuillères
et une serviette. )
RITA
Qui e» veut ?
DON CAKLOS.
Bon appétit.
GJLLAMOGHA.
S'il y a quelque royale infante qui veuille souper du chevreau , qu elle lève le doigt.
RITA
La royale infante a déjà mangé une demi-casserole d'andouillettes; mais elle vous remercie, monsieur le militaire.
( Elle entre dans la chambre de dona Irène. } GALAMOCHA.
Je suis charmé de ton remercîment , prundile de mes yeux.
DON CARLOS
Eh bien , descendons-nous ?
C ALAMOGHA. lira jusqu^à la porte du fond et revient. Il s*approcbe de don Carlos, et ils se parlent à roix basse ju8qu*au momeiit où Galamo^Mi •tnrwmm9 f«tir ealuer Simon.
Ay , ay^ ay ! Eh ! chut! silence !
DON CARLOS
Qu'est-ce ?
GÂLAllOCHA>
Ne voyez-vous pas ce qui arrive par-là ?
DON GAALOSt
C'est Simon !
GALAMOC9A.
Lui-même.... Mais qui diable le.....
SIMON
Ou bien y allez-vous ?
DON GARLOSw -
Où. -î
SIMON
A Sarrfigosse. N'est-ce pas là qu'est yotre r^iment?
CALAMOCHA.
Mais 9 SUnon^ nous sommes partis de Madrid Fêté jdernier, est-ce que tu crois que nous n'avons fait que quatre lieues depuis ce temps là ?
stMoN.
Que sais-je? il y en a qui partent par la poste et qui cependant restent plus de quatre mois en route. Les chemins doivexit être bien mautais»
CALAMOCHA, & patt , «''éloiisiiïitkt d« SidiiMi.
Maudit sois-tu^ toi^ le chemin et la coquine qui t'a donné de la bouillie.
DON CARLOS
Mais tu ne m'as pas encore dit si mon oncle est à Madrid ou à Aicala> ai pourquoi tu es venu ici> ni...
S!MON
Bon, bon, tout de suite.... Je vais vous dire
Si bien donc, que mon maître me dit...