ACTE II, SCÈNE XI
la permission expresse de mes supérieurs; que je pense aussi à mon état et à ma réputation et que si je suis venu ici , c'est que j'ai la certitude que je ne &is pas faute .
QON DIEGO.
Un officier fait toujours faute à ses ;soldiats , Le*roi le tient à son poste pour qu il les instruiae > h^ protège et leur donne des exemples de subordination, de valeur et de vertu,
DON CARLOS
Sans doute ^ mais je vous ai dit les motifs...
Tous ceîs motifs ne valent %ien.... Pourquoi votts a-t'il pris envie de voir votre oncle?.... Ce que votre oncle veut , ce n*est pas de vous voir tous les huit jours ; mais bien de savoir que vous vous comportez en homme de jugement et que vous remplissez vos devoirs. Voilà ce qu'il veut..,. Mais ( il élèi^e la sfoix et se promène avec agitation ) je prendrai mes mesures pour que ces folies ne se renouvellent pas.... Ce que vous avez à faire maintenant^ c'est de partir à l'instant même
DON CARLOS
Mais^ monsieur...
Il fl'y a pas de mais..... il faut qoe ce soit i l'in^^ fcaat. Vous ne passerez pas U nuit ici.
CALAMOGHA.
Mais les chevaux sont hors d'état de se mettre en route.... à peine peuvent-ils faire un pas-
8o LE OUI DES JEUNES FILLES
Eh bien ^ ( à Calamocha) prenez vos chevaux, vos bagages et allez à l'auberge du faubourg... ( J don Carlos. ) Vous ne passerez pas la nuit ici.... Al- . lons^ (à Calamocha) toi, bon sujet, remue-toi un peu; en bas avec tous les effets. Payer la dépense faite ici, emmener les chevaux et partir..... Aide- le, toi ( à Simon ) ; combien d'argent as-tu sur toi? •
SIMON
Je dois avoir cinq ou six onces.
( Il tire quelques pièces d'or de sa bourse et les donne à don Diego. )
Donne-les moi... Allons, ( à Calamocha) que faistu donc?... ne t'ai-j« pas dit que ce doit être à l'instant même.... Dépêche-toi, et toi ( jé Simon ) , va avec lui , et ne les quitte pas qu'ils ne soient partis.
(Les deux domestiques entrent dans la chambre de don Carlos.)