ACTE II, SCÈNE XL
Tu as quelque reproche à te faire, oui, tu as fait quelque folie qui coûtera la yie à ton pauvre
oncle.
DON CARLOS
Non, monsieur, jamais je n'oublierai les maximes d'honneur et de prudence que vous m'avez apprises tant de fois.
En ce cas, pourquoi es-tu venu?*... Sont-ce dés dettes ? est-ce quelque désagrément avec tes chefs ?. . . . dissipe mes inquiétudes, C|iarles, mon fils, tiremoi de cet état d'angoisse.
CALAMOCHA.
Tout cela, voyez-vous, n'est autre chose que....
Je t'ai déjà dit de te taire. ( Prenant don Carlos par la main y il le mène à une extrémité du Théâtre et lui parle à w/x basse. ) Viens ici, dis^^noi, qu'y a-t'il.
DON CARLOS
Une légèreté, une faute de soumission à votre sgard. Venir à Madrid sans vous en demander preV lablement la permission.... Je m'eii repens bien virement en voyant le déplaisir que vous a causé ma présence.
Et qu'y a-t-il encore ?
DON CARLOS
Rien de plus, monsieur.
DON DIÉOO.
Quel était donc ce malheur dont tu m as parlé ?
PON CARLOS
Rien : celui 4q vous trouver dans cette ville....* et de TOUS avoir t^nt déplu ; quand j'espérais vous surprendre à Madrid , rester près de vous pendant quelques semaines et n^'en retourner satisfait de TOUS avoir vu.
Il n'y ^ rien de plus ?
DON CARLOS
Non, monsieur.
Pensa^ bieQ/
DON CARLOS
Sans doute.... Tel était le but de mon voyage, et rien autre chose.
Ne viens pourtant pas me dire ici.... car il est impossible que ces escapades.... Non, monsieur et
qui peut permettre qu'un oflBicier s'en aille quand il lui platt et abandonne ainsi se^ dri^peaiui?.... en vérité, «i de têts exemfdes se renouvelaiept souvent, adi^su la discipline militaire .... AUnns.... eela ne peut être.
DON CARLOS
Songez donc , mon oncle , que nous sommes en temps de paix ; que Sarragossiç p'isicige pas un service aussi sévère que d'autres places où on ne laisse point de repos à la garnison.... et enfin, vous pouvez croire que mon voyage suppose l'approbation et
ria