‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 5 sur 250 · DON DIEGO, SIMON · texte numérisé non relu

DON DIEGO, SIMON

DON DIBGO. Il ëori i4 sa chambre. Simon;, qui estaiûs sur une chaise , se lève.

JCiiLBs ne sont pas encore rentrées ?

SIMON

Non y monsieur.

Elles y mettent le temps, assurément.

SIMON

Sa tante l'aime tant, à ce qu'il parait,... et elle ne l'a pas vue depuis qu'on l'a conduite à Guadalaiara.

Sans doute; je ne dis pas qu'elle ne devait pas la

i4 LE OUI DES JEUNES FILLES.

Sans doute.... et ne sais-tu pas d'ailleurs ce que c'est qu'une femme soigneuse^ sachant faire aller la maison^ économiser^ tenir la main à tout?,., mais toujours être à disputer avec des gouvernantes plus méchantes les unes que les autres^ gourmandes ^ intrigantes^ bavardes^ pleines de vapeurs, vieilles, laides comme des démons.... Non, Simon, unç vie nouvelle ; j'aurai quelqu'un pour me seconder avec amour et fidélité , et nous vivrons comme de vrais saints.... et laissons les gens parler , murnaurer....

SIMON

Mais, si ce maiûage plaît à tous deux, que peut-on dire?

Oh! je sais bien ce qu'on dira; mais*., on dira que le mariage est mal assorti , qu'il y a disproportion d'âge, que....

SIMON

Mais la différence ne me paraît pas du tout remarquable. Sept à huit ans au plus...

Comment donc ? que nous parles-tu de sept à huit ans? 11 n'y a que quelques mois qu'elle a eu sfljk ans accomplis.

SIMON

Eh bien , quoi ?

Et moi, quoique grâce à Dieu je sois très-robuste , et.... avec tout cela... mes cinquante-neuf ans.... il n'y a personne qui puisse me les ôter.

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