ACTE I, SCÈNE f. i
SIMON
Mais ce n'est pas de cela que je parle.
De quoi parles-tu donc ?
Je disais que... Allons^ ou vous n'achevez pas de TOUS expliquer^ ou je vous entends au rebours... En somme , cette dona Paquita , avec qui se marie-t-elle ?
Y sommes-nous maintenant? Avec moi.
SIMON
Avec vous?
Avec moi.
SlIifON.
Nous voilà bien d'accord !
Que dis-tu?... Allons. •• qu'est-ce?
SIMON
Et moi qui croyais avoir devine.
Que croyais-tu donc ? à qui avais-tu pense que je destinais ?
la destinais ?
SIMON
SIMON
A don Ctfrlos^ votre neveu, garçon de mérite, instruit, excellent soldat, très-aimable sous tous les rapports. .. C'est pour lui que je pensais que vous réserviez la jeune personne.
i6 LE OUI DES JEUNES FILLES,
Eh bien , pas du tout,
SIMON
Eh bien 9 à la bonne heure. •
Voyez quelle idée ! je devais l'aller marier avec un autre... Qu'il étudie ses mathématiques.
SIMON
Il les e'tudie aussi, ou pour mieux: dire il les enseigne.
Qu'il se montre homme de courage, et.,.
SIMON
Pu courage ! pouvez-vous demander plus de courage à un officier qui , dans la dernière guerre , avec un petit nombre de soldats qui osèrent le suivre , prit deux batteries, encloua les canons , fit quelques prisonniers, et revint au camp crible de blessures et couvert de sang? Ah ! vous avez été alors bien satisfait de la valeur de votre neveu , et je vous ai vu plus de quatre fois pleurer de joie quand le roi le récompensa avec le grade de, lieutenant-colonel et une croix d'Alcantara,
Oui, sans doute. Cela est vrai; mais cj n'est pas ce dont il s'agit. Je suis celui qui se marie.
SIMON
Si vous êtes bien sûr qu'elle vous aime , si elle