‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 62 sur 250 · SCÈNE yi · texte numérisé non relu

SCÈNE yi

DONA FMNaSCA, RITA.

DONA FRANCISCA

AsriM trouvé la lettre ?

RITA

Non , mademoiselle.

DONA FRANCISCA

Et ils étaient ici tous cleux quand tu ^ sortie dé

la chambre? •

miTA.

Je ne sai& : ce qu'il y a de certain y c'est que }e domestique apporta une himik*e y et que je me trour vai tout à coup^ comme par enchantement^ placée entre lui et son maître , sans pouToir m'échapper ^ fii saroir quelle défaite leur donner.

(Rila prend la lumière et se remet à çlierchei près dfe'hi fenêtre. )

DÔÎîA FRANCISCA.

C'était eux sans aucun douté j. . . ils étaient ici quaud je parlai à la fenêtre... 'E|; cette lettre?

RITA

Je ne la trouve pas^ mademoiselle. . , .

VO?fk FRA9CISCA.

Ils l'auront.... Ne prends pas une peine inutile. Il ne manc^dit'que cela à mon malheur. ••• Ne la

cherche .plus ^ ils Font.

; V/- RITA

Bit moins ^ par-ici...

DOUA FRANCISGA.

Je ne sais plu^ où j'en suis.

(EIfo «MiMO

Quel homme I Sans s'être expliqué ;.... sans dire seulement...

DOUA FRANCISGA.

Au moment où il aUait le faire , tu m'as avertie, çt il a fallu nous retirer. Mais tu ne sais pas avec quelle crainte il me parlait , quelle agitation il faisait paraître. Il me dit que dans cette lettre , je verrais les moti& trop justes qui l'obligeaient à partir; qu'il l'avait écrite pour la laisser à ukie personne sûre qui me l'aurait remise^ dans la supposition qu'il, lui serait impossible de ine voir : toutes défaites , Rita , d'un homme perfide qui a pronpiis ce qu'il ne voulait pas accomplir. Il vint^ il trouya un rival , et il aura dit : Pourquoi donc irai-je quereller le$ gens , et n^e faire maintenant le défettseur d'une femme.... Il y a tant de femmes !... Qu'on la marie ; je n'y perds rien : ma tranquillité doit passer avant la vie de cette malheureuse.... Pardon^ ipon Dieu , pardon de l'avoir tant aimé î

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