SCÈNE yi
DONA FMNaSCA, RITA.
DONA FRANCISCA
AsriM trouvé la lettre ?
RITA
Non , mademoiselle.
DONA FRANCISCA
Et ils étaient ici tous cleux quand tu ^ sortie dé
la chambre? •
miTA.
Je ne sai& : ce qu'il y a de certain y c'est que }e domestique apporta une himik*e y et que je me trour vai tout à coup^ comme par enchantement^ placée entre lui et son maître , sans pouToir m'échapper ^ fii saroir quelle défaite leur donner.
(Rila prend la lumière et se remet à çlierchei près dfe'hi fenêtre. )
DÔÎîA FRANCISCA.
C'était eux sans aucun douté j. . . ils étaient ici quaud je parlai à la fenêtre... 'E|; cette lettre?
RITA
Je ne la trouve pas^ mademoiselle. . , .
VO?fk FRA9CISCA.
Ils l'auront.... Ne prends pas une peine inutile. Il ne manc^dit'que cela à mon malheur. ••• Ne la
cherche .plus ^ ils Font.
; V/- RITA
Bit moins ^ par-ici...
DOUA FRANCISGA.
Je ne sais plu^ où j'en suis.
(EIfo «MiMO
Quel homme I Sans s'être expliqué ;.... sans dire seulement...
DOUA FRANCISGA.
Au moment où il aUait le faire , tu m'as avertie, çt il a fallu nous retirer. Mais tu ne sais pas avec quelle crainte il me parlait , quelle agitation il faisait paraître. Il me dit que dans cette lettre , je verrais les moti& trop justes qui l'obligeaient à partir; qu'il l'avait écrite pour la laisser à ukie personne sûre qui me l'aurait remise^ dans la supposition qu'il, lui serait impossible de ine voir : toutes défaites , Rita , d'un homme perfide qui a pronpiis ce qu'il ne voulait pas accomplir. Il vint^ il trouya un rival , et il aura dit : Pourquoi donc irai-je quereller le$ gens , et n^e faire maintenant le défettseur d'une femme.... Il y a tant de femmes !... Qu'on la marie ; je n'y perds rien : ma tranquillité doit passer avant la vie de cette malheureuse.... Pardon^ ipon Dieu , pardon de l'avoir tant aimé î