‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 64 sur 250 · DON DIEGO, DONA FRÂNCISCA · texte numérisé non relu

DON DIEGO, DONA FRÂNCISCA

Vous n'avez pas bien dormi cette nuit ?

DONA FRANCISCA

Nod, monsieur; et vous?

Ni mqi non plu$.

DOJïA FRANCISCA. '

Il a ' fait trop chaud .

OQN DII^GO.

Est-ce que Vous seriez incommodée?

DONA FRANGISGA,

Quelque peu.

Qu'éprouvez-vous?

( Il s^assicd près d'elle. )

A€TE III, SCÈRE Vin: io5

I>OK4-FRàNCISGÀ.

Ce n'est rîen ;... un peu de... rien; je n'ai rien.

PQIf DIE6Q.

Ce doit étrcî Ifuelque chose ^ car je vous toîs trè»abattue, très-inquiète, très-chagrine.;.. Qu'ares- TOUS, Paquita? ne Save^^-Yous pas que je vous aime bien tendrement?

DONÂFRÀNCISGÂ.

Oui, monsieur.

DQN DIEGO.

Eh bien', pourquoi n'avez-vous pas plus de confiance en moi? Pensez-yous que je n'aurais pas beau-< coup de plaisir à trouver l'occasion de vous être utile?

bONA FRàRClSCÂ.

Je le sais.

Eh bien, comment, sachant que vous avez un ami , ne lui ouvrez-vous pas votrç qqeur? , , , . .

DONA. FRAHÇISCA.

Parce que cela même m'oblige à me taire. .

Gela Toudraitr^il dire par hasaqrd que je suis la cause de votre chagrin ?

donâ frâncisga.

Non, monsieur, TOUS ne mWez offensée en riçn, ce n'est pas de vous qi;e j'ai sujet de me plaindre.

DOVUlÈQCk >-

' fie qui donc, ma fiHe?;.;Apjpr6chetà:^viEKis; par-

par les leçons que l'on nous donne.... ^ Maîs^le mutif

de mon àf&iction est beaucoup plusgraye;.

Quel qu'il soit , ma fille , il faut que vous ypos

calmiez Si votre mère vous voit dans cet état,

que dira-t-elle?.... Voyez, je crois qu'elle est déjà levée.

DORA FRANGI8CA;

Moii Dieul

DON DIÉGÔ.

Oui, Paquita, il faut que vous repreniez un pea

d'empire âOr vouà-même Ne vous abandoiina

point ain^i à la douleur.... ayez confiance en Diett:-/. Allons. ... tios malheurs ne soiit pas toujours aus^ grands ^e l'imaginatioli nous les reprëtente..«; Voyé^dans quel désordre vous êtes! quelle agitatiODl ^tie de larmes! Âlloiïs, me donnez-voùis votre pallile de vous présenter.... là.... avec sérénité?

DON FRANCISCA

Et VOUS, monsieur...; vous conn^tissez le Caj^ac*tère de ma mère. Si vous ne me défendez pas^ sur qui dois-je jeter les yeux ? qui aura pitié d'une infortunée?

Votre bon ami^... moi...; Comment me serait-it possible de vous abjandonner,... aimable créature,. * dans la situation douloureuse ou je vous vois?

< II lui pmse U mam. } DONA FRANCISCA.

Quoi ! vr'aiment !

■ fci

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