ACTE'IIÎ, SCÈNE X. l'Ç
OON DIEGO.
Que dis-tu ?
DON CARLOS
Non, non, jamais... fee serait l'offenser... Vous célébrerez vos noces ^uand vous voudrez ; elle se comportera toujours comme il convient à son honnêtefé et à sa vertu ; mais j'ai été le premier, l'unique objet de son amour, je le suis, je ïe serai.,. Vous vous appellerez son mari ; mais si quelquefois ou souvent même vous la surprenez et voyez ses beaux yeux inondés de larmes, c'est pour moi qu'elle les versera... Ne lui demandez jamais le motif de ses accès de mélancolie... moi, moi, j'en serai la cause... Les soupirs qu'elle tâchera en vain 4'étouffer, seront des ïériiôijghàges de tendrèsàe atfi'essés à un ami absent.
DÔl^ DIEGO.
Quelle témérité est fcelle-là ?
( 11 se lève avec colère , el s'avance vers <3on Carlos qui se relire. )
DON CARLOS
Je vous l'ai dit... je iie pouvais dire un mot
sans vous offenser... Mais fihissckis cèftîe odïeuse
conversation.... Vivez heureux et hë nie haïSsez
pas; car je n'ai voulu en rien vous déplaire... La
plus grande preuve que je puisse vous don ney^de
mon obéissance et de liibii réspèfctj c'est de partir
d'ici à l'instant même... Mais ne me refusez pas aii
moins la consolation de àiavôiï^ que vous me pardonnez... .•;,)■...-■':'-..■• •■■•
Quoi! réellement, tu pars? ^ *
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