‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 91 sur 250 · DON JUAN , DON ROCH · texte numérisé non relu

DON JUAN , DON ROCH

DON JUAN

Monsieur Roch , tous nos comptes étant définitivement arrangés^ vous pouvez entrer dans votre cabinet pour vérifier le paiement; vous trouverez les valès.

DON ROCH

Quoi ! toute la somme est en papier ?

DON JUAN

Il est si difficile de trouver de l'argent ! Et d'ail-

ACXE U SCÈNE Y. .16^

leurs ^ cotnmeiit youliez-^vous quç jerïue risquasse.^ porter tant d'argent pen^^nt.une parei|l^ routé? /

DOIS ROCH, à parti ' *

Pourvu que tu fen ailles^ tout est à merveille. {Haut.) Ainsi donc je vous donnerai le reçu en marge.

DON JUAN

Ne vous inquiètes^ pas de çel|i.

Votre olicle e'tait Un excellent payeur ; j'ai fait des affaires long-temps avec lui. Il estimait ses amis; brave homme , gai, aimant la plaisanterie. Pauvre don Âlvaro ! Combien , tous les frais payes , vous reste-t-il net de son héritage ?

DON JUAN

Les ferAes de Ghiclana et letinajpr^t.

DON ROCH. ' • '

Parbleu, mon ami, le lot n'est prâs mauvais. Aujourd'hui on dépense beaucoup ; et si l'on n'est pas fort riche, le peu que l'on possède est bientôt dissipé. Vous voilà dans une bonne position : maintenant vous prendrez une maison à vous, vous 1 arrogerez à la moderne; vous la ferez bien décorer, et au premier jour vous vous mariei'ez : comme la future ne sera pas non plus nu-pieds,..', vous vivrez comme un grand seigneur. £t quand , quand donc

songez-vous à chercher une maison ?

DON JUAN, à pari.

Quel imbécile! (Zfaiiiî^. ) Je. pe m'occupe pas de cela, parce que si par hasard je ne trouvais poinf

Th faire de Moratin. 1 I

i64 LE VIEILLARD ET LA JEUNE FILLE, cevoir le montant des laines que vous avez vendues à l'anglais Ânson^.... Manson.... Que sais-je comment s'appelle cet anglais.

DON ROCH

l)ui, je sais ce que c'est. Et c'est précisément ce

jour-ci qu'ils attendent pour payer!

MUGNOZ.

Il paraît qu'il veut partir •au premier vent favorable-.

DON ROCH

Précisément; et il faut que j'y aille. Il fautqae pour une bagatelle ils dérangent un homme et le fassent sortir de chez lui quand il leur plaît. Et toi, Mugnoz, tu ne me sers à rien dans ces occasions; s'il s'agit d'écrire quatre lignes^ tu ne sais pas; tu vas chercher une lettre, et tu ne j^ux pas lire l'adresse ; pour moi ....

MUGNOZ. ^

Eh, Dieu me pardonne, ne savez-vous pas tout cela depuis long-temps. Il paraît que vous avez envie de disputer. Si je suis ignorant, qu'y pouvonsnous faire. Vous craignez, je crois, de sortir maintenant sans savoir sur qui faire tomber votre mauvaise humeur.

DON ROCH

Mugnoz, est-ce que tu te fâches pour cela? Je Tai dit , parce que s'il était possible que tu m'aidasses en certaines choses....

MdGNOZ..

Bah! Bah ! Diantre soit de la prétention.

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