DOIT WAN
Cependant elles avaient beaucoup d'tttp«r(Mce fonr moi»
DON CAasbM, à part.
C dteii d— ooMlre mêi , faélMl «MdMraieBi «e vécifier les soupçons de don Juan !
A prlMtt ifd'û «t fenudé, à «on tour. iHsui.) Eli quoil don Juan, vous aviez une telle méfiance de votre sœur?... et .voilà la suivante que vous m'avez donnée delà main de votre damel [BaSi à Léonor,) Pardonnez, mon amie, et continuez. LÉONOR, has, à Bëatrix.
Que voulez-vous?... Je ne vous comprends pas.
DON JUAN
n n^esl pas question de cela , Bêatrîx. Don Dii^e, il est vrsti, à certains égards me satisfait ; mais U suffit que Léonor ait été placée tfliet moi -par In ^penenae ^ nom t'« envoyée i^ur que ie sois tenu aux obligations que mon nom m'impose. Ainsi, bîôiqne oeetnalier soit venu pour elle et bob po«r vous, je n'en dois pas moins châtier son nwtnfi
don CABJuoSy 46 mosUrafitm
Non, fioni c'est moi jeui qiû «i dfoît de me jpUndc^j p'ost Amoi MuldomeTengeri
LÉOICOR.
Que Yfm-jef àtm Cariw!... H ne me num^tU ptof ^iie ee adbeur.'...
DON DlàGUB.
Et qui donc éte»-Yous, yous qui ?«Mz ainsi prendre en main cette qfwreileî
Youff devriez me reconnaître... vous en avez assez de motifs... Je suis le cavalier qui vous laissa poor mort à Madrid, et qui vient en ce moment achever ce qu'il a comneneé.
L^ONOR, à part.
Quelle horrible situation \
DON m^GOK.
Je pense, au contraire, que vous êtes Tenu pour que Je paisse enfin me venger.
• DOIT xuiiv.
Je me mets à vos eùtéSy don Carfos.
DON DIÈG€V
Cela fait deux contre un ; mats pour cela je n'ai pas peur.
ends, du dehqri.
Venez, yenez tous! c'est ici qt/on se bat.
Qu'est cedT
' Inès, bàte-toi d'éteindre ce flambeau ; nous n'afOM cpM ce BO|«i d'éviter de plus grands malheuis.
>èi élelni le aamb«M. GINi9w
Eestez-en là, s'il vous plaît, puisque rous n'y yoyez pas.
DON JtAN.
Songez-y tous, yotis êtes chez moi.
GINÈS
Allumez un flambeau, et chaeu» se verra bien.
lioNOR.
Quel malheuf!
DON DiêonÉ.
J'ai Crouvé la porte; ce n'est pas fiiîr, cela, c'est renvoyer sa vengeance à une meilleure occasion.
Il sort.
Troublée et remplie de craintev i^ ne retire dans mon appartemenr.
Elle sort.
INÈS
Nous avons si bien arrangé nos affaires, que, de bonnes qu'elles étaient, les voilà, sans ressource.
Seigneur» où étes-tous donc ?... le chirurgien vous attend.
DON CARLOS
Meurs, traître?
GUfis.
Je suis mort! — Il suffit que yous Tordonniez.^, Du diable il j'attendrais que ce fût pour tout de bon I
UN BOMMB DB LA FODLB.
On a tué un homme... Gare maintenant la justice... Sauvonsnous tous, mes amis.
Ils sorleDt.
DON JUAN
Holà I un flambeau 1 Je vais moi-même en chercher un I
Il sort.
LÉONOR
Combien je suis émue ! et combien mes malheurs m'accablent 1... Je n'ai pas la force de m'éloigner.
DON CARLOS
Je reste ici, à mon poste... Ils ont beau fuir les uns après les autres, je dois rester où j'ai tiré l'épéel
Entre DON JUAN , arec an flambeao.
DON JUAN
Maintenant, nous allons y voir...
L^ONOR
Arrêtez, don Carlos.
DON JUAN
Quoi I tous deux seuls?
DON CARLOS
Pourquoi vous étonner?... l'un de mes ennemis ayant disparu, je suis demeuré avec le plus acharné ; mais celui-ci, pour le vaincre, il faut le fuir.
11 vent s'en aller, don Jvan le retient.
DON JUAN
Arrêtez t
Laissez-moi, de grâce, laissez-moi fuir cet ennemi... que je puisse poursuivre l'autre.
DON JUAN
A cette heure vous ne pourriez les atteindre...
L^ONOR
Ah I je voudrais pouvoir déchirer mon sein et tous montrer mon cœur tel qu'il est... Mon cœur vous attesterait la vérité de mes paroles, et peut-être seriez-vous persuadé. *
DON CARLOS
Votre cœur nécessairement doit être habile à tromper.
LÉONOH.
Non, mon Gttur est loyal ^
DON CARLOS
En effet, la circonstance le prouve... Ahl Léonor , puisque tous avez oublié ce que vous me devez , ne pouviez-vous pas au moins vous souvenir que vous étiez chez don Juan?
LÉONOR
En quoi donc puis- je être responsable des folies d'un insensé?
DON CARLOS
En effet, j'ai tort. Epargnons de vains discours.^ Mon ami, mon cousin, puisque le motif pour lequel vous m'aviez engagé à différer mon voyage n'existe plus désormais, et que les événemens ont tourné contre moi seul, adieu... je pars... Je pars déshonoré de Valence, mais il faut que j'en sorte cette nuit ; mon ennemi dira , s'il veut , que je l'ai fui... mais que m'importe à présent ma réputation, mon honneur l Adieu... Cette femme que 'j'ai tant aimée autrefois, mon amitié tous la recommande, non pas, sans doute, pour que vous la gardiez encore chez vous... mais pour que vous permettiez qu'elle aille rejoindre don Diègue... et que tous deux, satisfaits dans leur amour... Mais non, je ne sais plus ce que je dis... Adieu, adieu don Juan.
LioNon.
ciel I Carlos, attends !
DON CARLOS
Que voulez-vous encore?
LliONOR.
Si j'ai su...
Assez l
Que don Diègue.».
Assez, vous dis- je...
LéONOR.
Oh ! oui , assez! car je ne puis parier... ma voix et ma vue sont sans force... le cœur me manque... Jésus 1 Jésus I
Elle s'évanouit.
DON JOAN
Elle est tombée dans mes bras évanouie.
DON CARLOS
Soutenez-la , cher don Juan. — Ah î Léonor, tu me tues et je t'adore... et je suis encore plus affligé de tes malheurs que de ta trahison.
' Mot à mot : « Ce cœor, comme ëunt vôtre, doit être également perfide. »— «Non, comme étant mien, il est loyal. »
DON CARLOS
DON nUR.
On n'entend plus que des sanglots et de» fénisMmo». Aètouleimoi, don Carlos... je la porte èttnw l'appartement de ma sœur, et je reviens.
non CARL09.
Oui, allez, don Juan. Qu'on hn prodigue tMis lessoisf... Maif
non, qu'on la laisse mourir, puis^'erlle ne reviendrait à la vie que pour en aimer un autre.
Attendex-moi... Noos verrons ensniee tom den e» qu'il tant faire.
n ff>rl c» eapMlftiit léonoi.
DONCARL06*.
MalédietiOD fur mm dé? oneneDl û làekM ^ wm passion si vUe ^ un amour si efd«?e!.., Plm «o m'ofaiM» pliu j'ainw; plus o« n'outrage , phw j'» de toidveMe ; phis on m» trdbii, plu» i'ai de coofiancel... Mafe dequoi Bi'étoiiBé-jc ? U ne peut point direqu'Uttoie véritabienMBt eehtt q« m'aiMM pe» juaqo'aux défouto 4e l'objet aimé*
JOURNÉE TROISIÈME