DONC^SAH
Vous ne roulez point l'appeler?
LIDORO.
Non.
DON CÉSAR
Vous ne voulez point me permettre de le suIttd?
UDono.
Pas davantage.
Eh bien ! alors, pour Dieul suivez-le, car il a un défi.
UDORO.
Don César ?... Pour quel motif?
DON G^AR
Je l'ignore.
UDORO.
Et où a-t-il reçu ce défi?
DON C^AR
Je l'ignore également.
LIDORO.
Attendez-moi donc là, et je cours après lui en recommandant qu'on vous garde.
Il sort.
DON CIÊSAR.
Que penseront de moi, grand Dieu ! les duellistes raffinés ^ ? Selai-je approuvé ou blâmé par eux?.... Considéreront- ils que dans cette circonstance délicate c'était moi qui devais me battre, qu'il voulait se battre en mon lieu et place, et qu'ainsi je pourrais reprendre mon droit? d'autant que cette feinte va bientôt cesser; car à la fin dona Violante...
Entre DO!ÏA VIOLANTE DONA VIOLANTE.
J'entre ici, don César, dans un heureux moment, profitant de ce que dona Serafina se promène au jardin ; je vous ai entendu prononcer mon nom, et quels que soient vos sentimens, je me réjouis* que vous pensiez à moil
Ces sentimens, madame, je n'ai pas besoin de vous le dire, ils sont tels qu'ils doivent être pour une femme dont la conduite envers moi a été si perfide.
* Le duelliste espagnol {duêliita) élzii un homme qui fUsftit professioD de saroir tOQlM les lois sur le duel.
BOHA VIOLANTS.
Comment pouvez-Yous vous plaindre de mei, don Oésar, lorsque pour vous j'ai si tristement abandonné ma maison, lorsque pour vous je me vois prisonnière dans la maiieq d'aulruit Bas oésAB.
Oui ! après avoir échoué dans voti^ trahîMB, vous venez Màmer ce lâche attentat, pour qu'on bb eiaie pas que vous en étiez complice !
DOÎfA TIOLAWTB.
Est-il raisonnabla de croire que pour désahua^r un hemme que je n*aimerais pas» j'eusse quitté ma patrie et mon père, et me fusse exposée à tous les ennuis?
BON césAB.
Gomment se liit-il donc que le seigneur ÀuM^io n*ait attendu au jardin? Dans quel but a-t-il attenté à ma vie? Qui eût pu l'instruire, hormis vous?
DOBA VIOLANTE.
Mon père avait pris votre lettre apportée par lé vaki de don Félix.
DON CéSAR.
De don Félix î
DONA VIOLANTE
Oui.
Un moment ; car ce que vous me dites là me donnçi beaucoup à penser, si toutefois ce n'est pas un effet de la passion qui me subjugue encore. — Votre père a vu la lettre dont j'avais chargé pour vous le valet de don Félix 9
DONA VIOLANTE
Oui ; et par cette lettre il fùl informé de tout , et il m^nferma en feignant de partir.
DON GliSAB.
De lÀ sans doute est venue l'idée où l'on est que c*«st don Félix qui a causé le tumultf; q^i ^ ^v^ lievi chez y pus ; car vous saurez que je suis prisonnier ici sous le nom de don Félix.
DONA VIOLANTE
Quoi! vous passez pour ((on Félix?
DON C]éSAR.
Oui. Afin de pouvoir rester à Parme cçtte fUneste nuit, je le fis partir sous mon nom.
DOfrA VIOLANTE.
Gomment! çn ne vous connaît pas ici sous votrç véritable nom?
DON CliSAR.
En effet.
DONA VIOLANTE
C'est donc pour cela que dona Serafina me sou^^W^U otu^W^um^l
lOUAKËB Uli SCEflE II. « 118
qillS ID eimltM* t«teiiu Ibi ^onnier à cause de mdi De s'appelait pal doti QSiarl àtàsii il m'arrive à votre égard ce qui véus arrive à vouB-méme à cause de moi^ têSt de même que veut «vei erb que ma démarche...
Entre NÎGB.
NICB.
Je vous ai cherchée par toute la maison. t)ona âeràfina demande après vous.
DONA VIOLANTB.
Allons ; car elle serait au désespoir si etke soupçohnaii que je suis entrée ici. {A don César.) Réfléchissez à tout ce que je vous ai dit.
DOX céSAR.
Sans Y réfléchir davantage, je vous crois.
DONA VIOLANTB.
Pourquoi?
DON CÉSAR
t'aree que je désirais trop de ne pas vôiis trouver Ëoii^dblé.
DONA ViOLÂNTfe.
t!oupal>le de quoi?
DON CÉSASi.
D'ingratitude.
DONA VIOLANTB.
D'ingratitude! envers qui?
DON céSAR.
Envers l'homme qui vous adore.
boNA vidLÀNrL Alors vous ponvei être satisfait.
tîi^fi Voix, du âèhM.
Flora? Violante?
Voilà qu'on vous appelle encore.
Adieu.
uni «iflftRi
Adieu.
Delà Violtnia et Niée sortesi