‹ CalderonChapitre 40 sur 93 · SCÈNE nr · texte numérisé non relu

SCÈNE nr

Vu» aatre cbambre dans la nAme maison.

Entrent DOfÎA VIOLANTE et NICE

NICE

Dites-moi, madame, que prétendez-vous?

DONA VIOLANTE

Ahl Nice, puisque dona Serafina est allée ce soir à la fête, si je pouvais parler à don César et achever de le convaincre!... et combien je voudrais que Fabio arrivât pour garantir la vérité de mes paroles 1... Que je serais heureuse si je réussissais à le persuader, et si mon père, quand il viendra ici, me trouvait mariée avec lui l

NICE

Je ne sais que vous conseiller; et si vous entrez dans l'appartement, il est à craindre qu'on ne vous y retrouve encore. Ou bien, peut-être n'y viendra-t-il pas.

DONA VIOLANTE

n est un moyen, Nice, de ne courir aucun risque.

« , NICE

Et lequel?

DONA VIOLANTE

C'est de nous déguiser, comme tout le monde se déguise à Milan a cette époque.

NICE

Eh bien ! il y a ici une suivante avec qui je me suis liée, et qui nous donnera ce qu'il nous faut pour cela.

DONA VIOLANTE

En ce cas, Nice, avertis-la, je te prie, et dis-lui que si par hasard un vieillard vient me demander, elle réponde... Mais ce sera pour plus tard. En ce moment, j'aperçois le seigneur Lidoro et don Félix qui entrent, et je ne veux pas être vue par eux. Toi, reste ici pour qu'ils te trouvent seule au besoin. {A paru) Fortune! je me re-

commaAde à toi, «t t,n me dois un dédonundgeaieiit pour te9 U^

jufUces l.*.

nie lort.

Entrent LIDORO et DON PÉLIX.

UDORO.

Que finit doua Serafina?

NIGB.

Elle est sortie, je crois, avec deux de ces amies.

LIDORO.

VouSt allez de ce côté. (Nice sort, A don F^lix,) H ne fout pas tarder davantage à parler a don Félii.

DON FÉLIX

Je ne doute pas, seigneur, qu'une fois bien assuré que dona Violante n'était pour rien dans ca guat^pens, il ne s'empresse de l'épouser ; et ainsi la première chose, c'est que dona Violante s'explique avec lui.

UDORO.

Eh bien ! comme pour les conversations de ce genre on est moins gêné devant un ami que devant un homme de mon ftge» veuillei intervenir, je vous prie, et vous arranger de façon qu'ils puissent s'expUqueri {À p ar (,) Je sul» d'autant plua iU»e que don« Serafina soit sortie.

4e m'en charge volontiers,

MDORO.

Je vous laisse ; mais je reviens k l'instant.

Il sort.

DOIf FÉLIX.

L'affaire va plus vite que je ii*aurais voulu... le ne suis pas em^barrasse avec le prince ni avec le seigneur Ltdoro, quant à cel échange de noms ; mais peut-être que dofia Serafina en voyant que je ne suis pas don César...

Entrent DON GÉSAU et TRISTAN.

TRISTAN

Que ja mil ^r»4> aelgiiavr^ de vous retrouver »ain et »auf l

DON FIÉLIX.

Finissons ces folies.

Je suis heureux, don F(Aix* de voua retrouver avec le seigneur Lidoro ; d'autant que je coxicUis de là que vous n'avez pas été où vdus alliai*

poN véut^

Et mol aussi; aar je n'ai jamais été aussi bien içonvaincu qu'aux jeurd'hiii da v(^ti« aiaitié pour moi.

DON CÉSAR

Je ne pouvais pas me conduire autrement.

JOURNÉE ni, 3CÉNE ÏV. 151

DON FÉLIX

Je TOUS remercfecai plus tard de nouveau. Pour le moment, je doù voua apprendre que le seigneur Âurelio est à Milan.

PON C^SAR

Que dites-vous lA? — Est-ce que vous Tavez-vuî DON Feux.

J'ai même tire Tëpée avec lui , mais sans qu'il y ait eu de sang versé ; et afin que tout finisse bien , don César , nous pensons au mariage de dona Violante. Qu'en dites-vous?

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