‹ CalderonChapitre 41 sur 93 · DON G^SAK · texte numérisé non relu

DON G^SAK

Je dis qu'elle m'a satisfait sur presque tous les points. — Son père ayant vu, comme elle prétend, la lettre que Tristan lui devait remettre, je conçois qu'il vous ait pris pour son amant.

DON FÉLIX

Cela est certain. {A Tristan,) En quel moment as-tu donné Jia lettre?

tRISTAN.

Pendant qull comptait l'argent.

ix>i<r Fitix.

U était dont 1& 9

TRunraif.

Mon ; nais iaat to piété à êùté.

BON WÉUÊL.

Il ptfiti qu'il fil tOBt, et âissimvla?

TRISTAN

Voyez ce maudit vieillard I

DOK Fiux.

Paliqu'îl en «at mti... (On frappé,) Mai» on frtpi^, )• «roisf

TRUTAM.

tè sen, f imagiiie^ le revasant.

OON VÉLBL,

Ihivi» éenet

DON CÉSAR

N'ouvre pas I

DON FÉLIX

Pourquoi?

DON CÉSAE«

Je De dois pas assister à l'entrevue.

DON FÉLIX

Ne craignez rien, et n'ayez pas tant de sewipules; je ma contenterai d'expliquer l'échange de nos noms. Retirez -vous seulement derrière la tapisserie. (Don César s'éloigne.) Tu peux aller ouvrir, Tristan.

Entrent DOJÏA SERÂFIMA et FLORA.

DoiïA ssRAFnrA, â don Féli», Seigneur don César, ce n'est plus pour vous exprimer ma recon-

naissance que je viens vous trourer; je viens seulement, comme vous n'acceptez pas les rendez-vous que je vous donne, vous confier un projet que j'ai formé pour vous.

TRISTAN, à Flora.

Et vous, ma reine, vous n'avez pas formé quelque projet pour moi?

FLORA

Moi I dans quel but 1

TRISTAN

J'aurais voulu que vous perdissiez la raison en ma faveur.

DON Feux.

Quel est ce projet, madame?

DONA SBRAFINA.

Écoutez-moi avec attention.

Parlez, madame.

DOftA SBRAFINA.

Dona Violante m'a dit, seigneur don César, que vous étiez l'arbitre de sa destinée. Je me suis laissé attendrir par ses pleurs, par sa sincérité, par son amour; et je viens vous prier que vous ayez pitié de sa noblesse, de sa renommée, de son honneur. Voyez ce que vous voulez que je lui dise; mais songez-y : quelle que soit votre réponsot je la considérerai comme une offense : car si c'est non • vous ne voudrez pas ce que je demande, et si c'est out, vous voudrez ce que je ne désire pas.

DON F^lX.

Vous demandez de moi, madame, un oui on un natif en m'avertissant que vous serez blessée de l'un et de l'autre, et mon malheur est tel, que je dois vous blesser doublement par ma réponse. En effet : oui, il est vrai que don César est l'arbitre du sort de dona Violante, et non, il n'est pas vrai que je le sois ; et je reproduis ma réponse en sens contraire, en vous disant : Non, don Félix n'est point l'arbitre de son sort, et oui, c'est moi qui le suis *.

DOJTA SBRAFINA.

Je ne vous comprends pas.

DON FÉLIX

Je n'en suis pas étonné.

DOUa SBRAFINA.

Parlez plus clairement.

DON FEUX

Je ne puis.

DOftA URAFINA.

Comment?

* Le tndnclear a conserve & denelii l'ëquiToqnê que Calderon a mise ToloDtai dans cette phraie.

JOURNÉE in, SCÈNE IV. 153

DON Faux.

Je n'ose.

DONA SERAFINA

Pourquoi?

DON tÈUX,

Je crains trop.

DOlÏA SERAFINA.

Quelle est votre crainte?

DON F^LIX

De vous fâcher. '

DOlfA SERAFINA.

Quoi! don César n'aime pas dona Violante?

DON FÉLIX

Pour cela je vous ai dit oui.

DONA SERAFINA

Et TOUS, n'ète»-Y0US pas don César?

DON FÉLIX

Sur cela je vous ai dit non.

DONA SERAFINA

Qu'y a-t-il donc ?

C'était une feinte que nous avions imaginée, et j'y ai trouvé le bonheur et le malheur de mon nom.

DOÎÏA SERAFINA.

Parlez plus clairement.

DON FÉLIX

Je le veux bien.

DONA SERAFINA

Vous n'avez rien à craindre.

DON FÉUX.

Interrogez-moi.

DONA SERAFINA

Si vous n'êtes point don César, et qu'il aime une autre femme...

DON FÉLIX

Ma franchise répondra à la vôtre. Vous saurez donc que je suis..»

DOi^A VIOLANTE, du dehoft.

Ocieltprotége-moi!

AURBLio, du dehors.

Meurs, ingrate!

LiSARDO, du dehors.

Et meurent tous ceux qui viendront vous défendre 1

DONA SERAFINA

Hélas! quel est ce bruit?

Nous avons fait là une belle affaire t ^

TRISTAN

Toute la maison eit sens dessus dessous.

DON veux.

Pendant que je Tais voir ca fw sa yasse, veuillez m'attendre là.

DON césAH.

C'est la Toix de dona V i a h n^e t fy trfi.

FIdORA.

Fuyons, fùyots, madame.

D0N4 SBIUFINA.

Etpar oùt

Entre DOli[A YIOIANTE , déguisée. • DON céSA».

Qu'est ceci, dona Yiolantat Gomment donc entrez-vous ici déguisée?

DOilA V10IANTE.

J'ai à peine la force de parler... J'avais mis ce déguisement pour vous aller voir , lorsqu'une servante me dit qu'un vieillard me demandait; et croyant que c'était Fabio, j'allai à sa rencontre... C'était mon père I... Mais le voici qui entre.

DON CÉSAR

Passez dans l'appartement voirâ paadant que nous le retenons

DON vÉLO^ 4 dona Serafina.

Vous, madame, veuillez y entrer également, afia qit'eo na vous voie pag ici.

Dona Violante entre la premièn et seferme 9ill«it44 U perte. DOÎM «»t4#Hf A.

Attendez doncl

DONA vioiMiNTS* 4i* dehors.

fiiouBMBM ; «ar ii }• nt fennai» pas k port* ja ciaittérais de n'être pas en sûreté.

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