VL9RA
Ma foi! ^e lui a bien rendu la pareille!
Entrent AUREUO, LISARDO et LIDORQ, Tépée à la maio.
D'où vient donc tout ce bruit dans ma maison t
AURXUO.
Il n'y a point de lieu qui puisse servir d'asile contre la vengeance de l'honneur; et si je trouve ici cette ingrate ou ce traltra*t* LinoRO»
Modérei-Yaiii I
JOURNÉE m, SCÈNE !?• 159
BON dtutky à part.
Heureusement qae doua YioUaic • pu se cacher.
BON wéuJL, à paru ÀQ Botof ééà HtmÊm, qtn MMMlt U «•!••■» m mm mm en sûreté I /
UDORo, àpQirt. * GMobie» je m^ ftSUcito que Serafina me loit pas aujourd'hui à la mam>t
ADBKUO.
Laissez-moi passer!
Jtolf CÉSAR.
Si vous ne considérez point, seigneur Aurelio, quelle est la maison où vous êtes, considérez du moins que c'est moi qui la défends.
AURBLIO.
Seigneur don César, n'intervenez pas dans cette affaire, car vous aussi je vous regarde comme mon ennemi depuis la mort de taurencio.
LISARBO.
Quoil c'est vous qui avez donné la mort à mon frère t.. . Apprenez que je suis Lisardo, et donnez-moi satisfaction. oonfAlbu
A nous deux d'abord y car c'est moi que vous avez provoqué le preHHcv«
AUMBUO.
Quoi donc! n^esc-ee pat assez d^un cfttpagê, orgmeRtevx don Félix?
UBORO.
Qu'entends-je! Tout-à-fheure il appelait don Félix don César, et maintenant il appelle don César don FéHi !
BONA 8ERAFINA, à part.
ciell aie yi|ié de moi !
AURRLio, à Lisardo.
Nous avons devant nous votre ennemi et le mien.
LISARDO.
Vengeons-nous ou mourons.
DONPiiLa.
Vous mourrez t
UBORO.
Un moment!... Écoutez^aoi!
VOIX, du d$hori, Afritfit arrltef t
Entrent LE PRINCE et des Valets.
LE PRmCB.
Quel est donc ce bruit? Gomme il a Heu dans votre maison, je n'ai pas touIu passer sans m'en informer ; surtout à présent que je Yois chez vous don César et CeHo.
UDoao.
Je vous dirai ce qui en est... du moins autant que je puis le savoir. {Montrant doUa Serafna,) Cette dame est dona Violante, fille du seigneur Àurelio.
DONA SBRAPINA, à part.
Ah ! malheureuse I
LmORO.
Elle a été amenée ici par don Félix {montrant don César), qui est ce cavalier, ami de don César.
AURJEUO.
Prenez garde I vous vous 'trompez : voici don Félix; voici don César.
us PRINCE.
Alors je suis aussi de la partie ; car on m'a trompé.
UpORO.
Moi aussi, puisque je l'ai reçu chez moi.
DON FEUX
Si vous voulez bien m'écouter, mon seigneur, vous serez bientôt satisfait ; car on n'est pas coupable pour être un ami véritable. Don César est l'amant de dona Violante, et comme il avait un rendez-vous avec elle le jour où on le chargea de venir vous voir, je suis venu sous son nom et avec son message. Puis, comme un mien valet a laissé tomber entre îes mains du seigneur Aurelio une lettre écrite à sa fille, cela a obligé don César à fuir, et a fait croire au seigneur Aurelio que je l'avais offensé. Ce n'est pas, je le répète, ce n'est pas un crime d'obliger un ami ; surtout quand j'ai voulu par là servir le mariage de don César, qui, par mon intermédiaire, s'of fre à épouser dona Violante*
DON C^AR
J'en prends volontiers l'engagement.
AURELIO
Alors, comptant sur cette parole, je me tiens pour satisfait.
LISARDO.
Moi non. ( Au Prince. ) Pardonnez, seigneur, car si je suis au nombre de vos gens comme étant CeUo , je n'y suis point comme étant Lisardo, et je ne renonce pas si aisément à ma vengeance.
JOURNâE III, SCÈNE Tf. Itt7
LB PRINCB.
Que Y0U8 soyei Celio ou Lisardo , une foif qae je m'interpose, Y0U8 pardonnerez comme j'ai pardonné moi-même. {A don César.) Borniez la main à dona Violante.
Avec mille âmes. {A do4ia Serafina,) Et maintenant, madame, puisque tout est pardonné, veuillez tous découfrir.-^Eh bien! que Craignez-Tous?
UDORO.
Pourquoi hésiter t
DON riLH, Oui, madame, soûlerez votre voile , et baiiei U main au seigneur Aurelio.
DOiÏA SSBAVINA.
Quoi! c'est vous qui mêle conseillez t
DON FÉLIX
Certainement.
DONA SBRAFiNA, soulêvont SOfl vûHe, Je le veux bien ; mais vous ne savez pas à quoi vous vous engagez.
UDORO.
Hélas 1 que voi»-jel... Fille ingrate! quoi! vous, sous cet équipage, en ce lien 1-
TOUS
Modérez-vous,
UDORO.
Et comment?
DON Feux.
Suivez l'exemple du seigneur Àurelio ; et puisqu'elle veut bien m'accorder sa main, ne me la refusez pas.
UDORO.
Il le faut bien, car il faut faire de nécessité vertu.
LE PRINCB.
Et où donc est dona Violante?
Entre DOfÏA VIOLANTE DONA VIOLANTS.
A vos pieds, oh je cherche un refuge.
D<m CÉSAR.
Donnez-moi la main.
USARDO.
Tout le monde est content, excepté moi.
158 BONHEUK ET MALffiBUIl De mVL.
TRISTAN
E^ 00119 dawip Ftor^t <(i|o Msoii»-nouft
FLORA
Nous alloni nous raconter le» teu contes de la duègne et de la guenon,
TRJ9T41V.
Ce sera pour un autre jour. Pour le moment nous n'aTOps (ffi'jk demander pardon de nos fautes.