CADI
Les portes sont fermées?
ALCOUZCOUZ.
Oui, les portes être bien fermées.
CAOI.
Que personne n'entre sans prononcer le mot convenu, et continuons notre fête. Célébrons, selon la coutume de nos ancêtres, notre saint jour, notre saint vendredi, sans que ces chrétiens, au milieu desquels nous vivons maintenant comme de misérables prisonniers, puissent nous imputer à crime nos cérémonies.
TOUS
Ainsi soii fait.
ALCOUZCOUZ.
Si moi entrer en danse» moi me briser les os à force de sauter.
■ Le conzoonz est la nonrritnre habituelle des peuples barbaresqnes. Ce mot désigne des pAtes de différente espèce. Les Espagnols l'écriTeat etueuM on af-euMiw RTec l'ar^ licle arabe.
' L'Alpujarra est une chaîne de montagnes située dans le royaume de Grenade.
* Où appelle JTorMfiMS les Mores demeorés en Espagne après la conquête des Espagnols, et pour la plupart derenns chrétiens par suite des persécutions qu'ils avaient épronvées. Ils furent bannis d'Espagne par Philippe III, an commencement du dixseptième siècle.
AIMEH AP]^ U, MORT, mn ¥on.
En Tain dans on triste esclavage L'Africaia languit maintenant Et pleure sa ^^randeor passée :
Si telle est la Tolonté d'Allah.....
TQM.
ViTa sa loi l
Vive le beau souvenir De cet exploit glorieux Par le^el Jadis à nos afeux L'Espagne entière fat seamise.
YÎTU Ml loi l
mw VOIX.
Vive Xarife al Moia Et leur immortelle -victoire 1 Jamais ceux de qui nous descendons Ne fiuent mieux protégés par Allah.
On frappe rodement à la porte.
GADI.
Qu'est-ce doneT
un MOKISQUB.
On brise les portes.
GiLDI,
On veut sans donte nous surprendre dans nos assemblées. Comme le roi les a défendues par édit, la justice, en voyant entrer tant de Morisques dans cette maison, anra soupçonné quelque chose, et vient faire des recherches.
ALGonooi».
Eh bien I nous décamper.
«If HORISOUB.
t^onrquol laider d'eavrir, lorsqu'on frappe avec tant de tlolence ?
ÀlGOinKOtJZ.
< 11 ■• Aivt pas OQfrip sa porte à qui Ton n'ouvre pat ion coeur *. »
mi MORISQUB.
Que faire?
GADI.
Il faudrait, avant d'ouvrir, eaeher tous les instrumens, et ensuite nous ëhrloDS que votts êtes venus me voir.
VoUà qui eil bian ina^né.