CADI
DMmulons, — Ehblep! Alçomcouï, qu'^UeocU-tuî Y* i^onc ouvrir»
* Refrain d'one ancteflneohsDsoD.
JOURNÉE 1 , SCÈNE I. 2t3
ÂLCOCZCOUZ.
Grand merci I mol avoir peur qu'en ounant Talgaatil me donner la bastonnade sur le yentre, et moi ne pas vouloir que le ventre d'Alcouzcouz reçoive des coups de b&ton au lien de couzeoat.
Ho Entre DON JUAN HALEG.
Soyez sans crainte.
GADI.
Quoi ! c'est vous, seigneur don Juan I vous dont l'illustre nais-> sance vous a élevé au poste de xxiv de Grenade, malgré votre origine africaine, vous entrez ainsi dans ma maison !
MALEG.
Ce n'est pas sans de graves motifls que je viens ebei vova ; qu'il me suffise de vous dire que ce sont mes disgrAees qui m'amènent. * CADi, ha» , à Alcouxeoux.
Il vient sans doute nous reprendre.
ALCOUZCOUZ.
Alors moi eontent ! car moi aimer mieux que lai venir nous re^ prendre que nous prendre.
CADX.
Qu'y art-il pouf votre service?
HALSG.
Calmes-^eus, mes amis. Remettez-^ous du trouble qu'a eieitë mon arrivée en ce lieu, — Aujourd'hui, en entrant au conseil, nous avons reçu du président de Castille une lettre du roi Philippe II, contenant des ordres que la ville doit faire exécuter. Cette lettre ayant été ouverte, le secrétaire du conseil l'a lue à haute voix. Ce sont des dispositions contre les Morisques... Oh! avec eombien de raison on a comparé la fortune au temps ! car la fortune, comme le temps, va sans cesse du bien au mal sans s'arrêter jamais... Ce message du roi, outre les anciennes mesures que l'on avait prises contre vous, en prescrit de nouvelles plus dures encore que les autres. Ainsi aucun enfant de cette nation africaine qui autrefois mit l'Espagne sous lé joug, aucun Morisque ne pourra célébrer vos fêtes, se vêtir de sole, aller dans les bains publics, ni parler la langue maternelle ; vous ne pourrez plus parler que le castillan. ~ Moi, comme le plus âgé, je devais opiner le premier, le dis que s'il était juste et convenable d'abolir peu à peu la mémoire de nos coutumes africaines, il fallait cependant éviter de trop se hâter, et surtout d'employer la violenee, d'auUnt mieux qu'elle devenait inutile ftar la désuétude où tombaient nos aneftens ritee... Sur ce, don Juan, don Juan de Mendoce, celui qui est allié à la noble et illustre famille du marquis de Mondejar , dit aussitôt i Don Inan Maleo ne peut pas avoir une opinion impartiale. La nature l'inspire en faveur de iOB compatriotes. Voilà pourquoi il voudrait qu'on différât le
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JOURNÉE USGËNë II. 221»
UN H0RI8QUB.
Moi, mon lang et ma vie.