CHAPITRE IV
tendue supériorité. Nous savons fort bien qu'il a le talent de babiller. A coup sûr, si l'on gouvernait le monde avec des paroles, il aurait beau jeu. Oh! certes, oui, -il peut bavarder tout à son aise. Mais qu'est-ce que c'est que du caquet? Ce n'est pas avec cela qu'on vide une affaire; au bout du compte, je ne sais quel diable me retenait pour ne l'avoir pas jeté à la porte; mais tout cela trouvera sa place : c'est un article de plus au compte que nous avons à faire ensemble et qu'il me payera tout au long. Ce Falkland est un vrai démon à ma poursuite. Il ne me laisse pas respirer un moment : le jour, je le trouve partout; la nuit, je le vois en rêve : il empoisonne toute ma vie. Je voudrais le voir déchirer pièce à pièce avec des tenailles et lui manger le cœur. Je n'aurai pas un moment de repos qu'il ne soit à tous les diables. Je ne sais ce qu'il peut avoir de bon ; mais, pour moi, c'est un instrument de torture continuelle. Son idée seule pèse sur mon cœur comme un cauchemar; c'est trop longtemps le supporter. Croit-il qu'il me fera souffrir impunément tout ce que j'endure? »
Malgré toute l'exaspération de M. Tyrrel, il est probable cependant qu'il rendit quelque justice à son rivaL De ce moment il le vit avec
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encore plus cT aversion, mais no. le regarda plus comme un ennemi méprisable. Il évita davantage sa rencontre; il ne se mit plus à tout propos en attitude hostile contre lui. Il semblait «métier sa victime dans le silence et recueillir tout son venin pour lui porter le coup mortel.