‹ Calendrier belgeChapitre 29 sur 38 · II. H · texte numérisé non relu

II. H

1 0 octobre. — [Coreopiis procosa.) Saint Pierre d*Alcantara ; saint Aimable ; saint Savinien.

A Bruxelles la seconde des deux foires franches, que Maximilien accorda à la ville (1), devait commencer le jour après la Saint- Luc,

Grs foires qui avaient lieu sur la Grand'Place, furent transférî»es en 1833 au Grand Sablon et abolies en 1840 toutes les deux.

Sous le directoire (an VII) une foire du 18 octobre jusqu'au 1*' novembre devait remplacer celles existant antérieurement (2).

^O octobre* -^ (Centaurea suaveolens,) Saint Jean Gantius; saint Gaprais; saint Félicien..

Le mardi après la Saint-Luc, devait commencer à Termonde la foire franche de trois jours que Philippe le Hardi, gendre de Louis de Mâle, accorda à cette ville en 1397. Mais à cause des foires qui, k Bruxelles et à Beveren, avaient lieu vers la même époque, Charles V transféra cette foire, en 1580, au vendredi après le premier samedi d'octobre, pour durer jusqu'au mardi suivant.

L'un et l'autre de ces princes accordèrent à la ville le privilège que, durant la foire et les huit jours avant et après, chacun serait libre d'entrer en ville et d'en sortir, à l'exception toutefois des traîtres, des bannis, des déserteurs et des débiteurs des princes (3).

(0 Voyez 49 mai.

(3) Maestertius, pp. 4 4 , 84 .

Htt €>etobre« -^ {Siiphiumasteriscus») SaiDt Hilarion; saiAte Ursule.

Sainte Uréule, eh Thonneur de laquelle quatre églises sont consacrées^ est la patronne des religieuses qui portent son nom et qui se vouent à Téducation de la jeunesse. Autrefois les Ursulines avaient des pensionnats dans la plupart des grandes villes belges. Aujourd'hui, àelon le savant auteur du « Calendrier belge de la sainte Viorge, » il n'existe plus deTancienne congrégation que la maison de Mons. Mais une nouvelle association d'Ursulines s'est formée depuis peu d'années en Belgique, dont la maison-mère est à Thieldonck et qui compte déjà quinze établissements (1).

A Malines, se célèbre, le môme jour, l'anniversaire de l'ért^ction de la confrérie de Sainte-Barbe dans l'église de Saint-Jean-Baptiste.

U^ octobre. — {Silphium Irifolialum.) Sainte Cordule; sainte Alodie; saiDt Sévère; saint MeUon; saint Albert.

Sainte Cordule est la patronne de Schooten, village du diocèse de Malines.

A Anvers les tisserands célèbrent la fête de .saint Sévère, leur patron, dont les reliques s'honorent en partie dans l'église do Saint- Jacques à Anvers (2).

Saint-Albert, patron des paysans, de môme que saint Gommaire et saint Gai, bénit, à ce qu'on dit, en bonne et mauvaise lune (3).

(2) Het leven van den H. Severns, bisschop van Ravenna, patroon der lynen wollewevers. Antwerpen, 4767.

(3) Coremans, p. 89.

9S €HitohTe*-'{Aiter/Uxuo$us.) Saint Hilarion; saint Séforin; sainte Ode.

Sainte Ode, Unte de saint Hibert, morte en 711, dotai richement la collégiale de Notre-Dame, que celui-ci érigea sur la tombe de son prédécesseur saint Lainbert. On lui attribue aussi la fondation de Notre-Dame de Namur. La fête de son saint directeur, Pompée, se célèbre aussi en ce jour (1).

A Gand, où Tabbaye de Saint-Bavon possédait anciennement dans la paroisse de Rysbergen (mairie de Bréda) une petite seigneurie appelée Zombeecke, qui fut achetée en 1523 par Henri, comte de Nassau, seigneur de Bréda, les hommes du fief de cette seigneurie étaient tenus de donner annuellement à leur seigueur, le soir de la fête de Saint-Séverin, un beau repas composé de tous les mets de la saison. Douze hommes dont six à cheval devaient assister à ce festin, et les tenanciers fournissaient de la paille, de Tavoine et du foin pour les chevaux. Les six hommes à pied pouvaient amener avec eux des chiens et des oiseaux de chasse, auxquels devait également être fournie la nourriture. Les six cavaliers avaient à leur repas six quarts de vin et trois à leur coucher. On préparait un semblable repas le lendemain vers le soir, lorsque les douze invités partaient pour le village de Zundert, frontière de la mairie de Bréda (2).

94 octobre* — {Aster junicuê.) Saint Evergiste; saint lapbaAI, archevôqoe.

A Malines les tisserands, les fileurs et les sergiers, célébraient la

(2) Le Polygrapbe belge, 4835, p. 447.

fête de Saint-Séverin, leur patron, par une messe solennelle dans Téglise de Saint-Rombaud.

911 octobre. — (Aster miser.) Saints Grépin et Crépinien.

Jour heureux pour les cordonniers, lesselliers, les tanneurs, etc.(l).

Les cordonniers qui honorent saint Grépin et saint Crépinien comme patron, célèbrent ce jour très-solennellement.

A Briq;es, où le métier des cordonniers réunissait dans son sein plusieurs autres petits métiers, entre autres les gantiers ou « Meulenmeerschers, » on dépensait deux livres pour célébrer dignement la fête patronale et huit livres pour la réunion qui avait lieu le jour du renouvellement des doyens (2).

A Diest le jour de fête des cordonniers, un apprenti habillé en évêque est placé le soir au vitrage du magasin brillamment éclairé ; il se pose comme s*il allait se mettre à couper du cuir et doit rester ainsi toute une heure sans se mouvoir.

A Malines les apprentis des cordonniers avaient autrefois la coutume, de travestir Tun d*entre eux en évêque et de parcourir les rues pour quêter quelque chose en chantant devant les maisons des pratiques de leurs maîtres.

(4) Coremans, p. 89.

(2) GaiUard, pp. 429-435*

9^ octobre* — {SoHdago petioiaris,) Saint Evariste; saint Rustique.

Le dernier dimanche d*octobre se fait à Courtrai une espèce de kermesse appelée vulgairement « Schenkelkenskermis » ou « Sçhyn-

Cette fête, qui se célèbre dans le quartier dit « Over de Leye » (an delà du Lys), fut instituée par Denis de Schynkele, seigneur de Stierbeke, échevin et puis (de 1702 à 1734) bourgmestre dé la ville de Courtrai (1).

En souvenir du fondateur, on place encore chaque année son buste, bien décoré de fleurs et de feuillage, au milieu de la rue principale du susdit quartier.

t^T octobre. — {Aster floribundus,) Saint Frumence; saiot Armand; saint Florent; sainte Sabine.

Saint-Florent est patron de deux églises.

A Malines se célébrait autrefois une fête en mémoire de ce que les reliques de Saint-Rombaud, transportées à Sleenockerzeel à cause des troubles de la guerre, furent heureusement ramenées à Téglise dédiée à ce saint (2).

(1) Gaillard, Bruges et le Franc, 1. 1, p. 343. H) Munk, pp. UÎ-U5.

5td octobre* — {Aster passiflorvs,] Saints Simon et Jade, apôtres.

G*est un jour de triste mémoire pour la ville dlseghem.

En apprenant qu*une petite colonne française marchait de Roulers par Gachtem, Emeighem et Ingelrounster à Gourtrai, les habitants d'Iseghem s*armèrent au hasard de tout ce qu'ils trouvaient sous la main, l'un d'un fusil, l'autre d'une épée, d'autres encore de b&tons ou de fourches, et attaquèrent les ennemis. Ils les mirent en fuite et les poursuivirent jusqu'aux portes de Gourtrai ; mais les Français ayant reçu des renforts, rebroussèrent chemin, prirent Iseghem par surprise et se vengèrent des habitants en passant au fil de l'épée tout ce qu'ils rencontraient.

Comme c'était précisément un dimanche, on appelle ce jour encore aujourd'hui « Brigands-zondag, » dimanche des brigands (1).

A Monsles poissonniers célébraient, ce jour, leur fête patronale.

»0 octobre. — (Narcissus viridiflorus.) Sainte Ermeliode; saint Narcisse; saint Faron.

Sainte Ermelinde, en l'honneur de laquelle deux églises sont consacrées, naquit de parents nobles et riches près de Tirlemont. Dès son enfance elle s'adonna au service de Dieu et choisit Jésus pour son époux. C'était en vain que ses parents l'engageaient à se marier; ils ne purent la détourner de son idée ni par prières ni par

(I) Geschiedenis van Iseghem. Rousselaere, 4862, p. 96.

menaces. Elle se coupa les cheveux, quitla ses parents qui lui avaient donné les rentes d'une propriété pour s'en entretenir et se retira près d'un Village dit alors Bevegne où elle vaquait jour et nirit aux œuvres de piété et aux prières. Toutefois sa beauté enflamma deux frères d'une telle passion qu'après avoir vainement essayé tous les moyens de la séduire ils résolurent de l'enlever de nuit quand elle irait à l'église. Mais la veille de la nuit destinée au rapt, un ange l'avertit de ne pas aller à l'église comme d'habitude et la conduisit à Meldert où elle continua sa vie d'abstinences et d'austérités, jusqu'à ce que le 29 octobre de l'an 600, Dieu la rappela de la terre.

Son corps demeura longtemps en terre sans aucun honneur, bien que plusieurs miracles illustrassent cet endroit. Enfin le duc Pépin, père de sainte Gertrude, fit élever les reliques et fonda sur le lien da tombeau un couvent de religieuses (1).

A Meldert, où sainte Ermelinde est honorée comme patronne, son jour de fête se célèbre très-solennellement et attire un grand concours de pèlerins.

30 octobre. — {Agaricus fimetarhts.) Saint Foillan ; saiot Lacaio ; sainte Zénobe.

Saint Foillan ou Feuillein, auquel sept églises sont dédiées, est patron de Fosses.

Ce fut, dit-on, un missionnaire écossais, à qui sainte Geftrade avait donné son domaine de Fosses et qui aurait été massacré en 65$ ou 687.

Au temps de l'invasion normande, son corps aurait été enlevé de

(I) Gazet, p. 328-9.

Fosses, mais soustrait par la piété de quelques fidèles, au péril < profané par les barbares, et déposé pendant un siècle dans une j appelée la Grande-Église.

31 oetobre*— (Curcopais ferulefolia.) Saint Quenlia. Vigile. Jet

Saint Quentin est très-vénéré en Belgique, vingt-cinq égliseï consacrées sous son nom et les villes de Hasselt et de Péruweh norent comme patron.

 Mons les orphelins sont sous sa protection particulière.

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