‹ Calendrier du fermier; ou, Instruction, mois par mois, sur toutes les opérations d'agriculture qui doivent se faire dans une fermeChapitre 24 sur 48 · M AL · texte numérisé non relu

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profit : il n’y a aucune récolte qui mérite plus l’attention du fermier | & lui foit plus profitable,

ù Du Lin.

Cette culture demande auffi une excellente terre, & beaucoup d'engrais; je dirai de cette plante la même chofe que du chanvre : il n’en eft pas une qui rende autant au fermier , s’il y donne tous fes {oins & ne néglige rien dans fa culture. Le lin peut fe femer en Avril, mais fi la terre n’eft pas dans le meilleur état poflible , il faut mieux s’en occuper & remettre la femence en Mai.

DE TÜRNEPS:

Voica la vraie fafon de femer les turneps ; ceux femés plus tard réufliffent rarement; plufeurs fermiers ont la prévention de croire qu'il faut les femer pofitivement quinze jours avant ou quinze jours après le folfice d'été , mais c’eft un pur préjugé auquel il ne faut avoir aucun égard. La terre doit avoir été labourée , comme nous l’avons dit, en Mai, & les fumiers conduits deflus a la moitié de ce mois. Un fermier intelligent doit avoir aflez de befiaux & d'engrais pour mettre le quart de fa ferine en turneps , 1l feroit même à defirer qu'il pût en mettre le tiers , mais quelque quantité que ce foit , il faut avoir foin de les bien fumer.

Des que le fumier eft répandu , on l’enterre tout de fuite à la charrue, & on feme la graine fur le labour ; on la herfe bien trois ou quatre fois de fuite. Il eft très-eflentiel que ces trois opétations -là foient faites tout de fuite; car fi l’on nenterre pas le fumier dès qu'il eft mené , il fe

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deffeche au foleil, & de même fi l’on ne herfe pas tout de fuite après avoir labouré, la terre fe met en mottes, & ne fe herfe pas fi bien: quant à l'efpece de graine, la meilleure eft celle de gros navets ronds, qui poufle prefque hors de terre, &t n’y tient que par le collet des racines : cette efpece eft préférable aux autres, en ce qu'ils f confervent mieux lhiver, & ne craignent pas la gelée; 1l en faut une quarte par acre : peutêtre une pinte ou une demie mème fufhroit , fi le tout levoit & échappoit aux infeétes; mais il vaut mieux en mettre plus que moins; j’en ai vu cependant femé épais dont il ne levoit pas un grain, & d’autre femé clair dont il n’en manquoit pas un.

Dans une faïfon très -feche , quelque épais que l’on feme, la graine ne levera pas, mais auffi cela eft-il rare. Le plus grand ennemi de cette graine, eft le puceron, qui la mange avant qu’elle ne leve : il y a eu plufieurs remedes d’enfeignés pour y remédier, mais aucun n’eft sûr. Le meilleur eft de faire tremper la graine dans du jus de fumier & fécher au foleil ; un autre eft de couvrir la terre de fuie quand elle eft femée , mais ce remede qui n’eft pas immanquable eft fort coûteux.

La pratique la plus sûre pour faire réuflir vos femences, fans que les pucerons y faflent tort , eft de les femer dans une bonne terre | & bien fumée pour hâter la végétation; car ung fois le-

vées , elles n’ont plus rien à craindre de ces infeétes, au lieu que dans une terre maigre &t fans engrais, la plante tarde à lever, & eft la proie des mouches : fi malgré cette précaution la graine eft mangée, & qu’on ne la voie pas lever , il ne faut pas manquer de relabourer & refemer : on y eft à tems à la fin de ce mois & même au commencement de lautre.

Des Choux.

Sur les terres deftinées à porter des choux , il faut fuivre la même route qui vient d’être prefcrite pour les turneps , obfervant feulement de mettre le fumier dans les raies ,.pour que la charrue le retourne , de forte que la plante que l’on met fur le fommet du rayon foit amendée. Quant à la diflance entre les rangs, c’eft fuivant la richefle du fol, fi on remarque qu’à quatre pieds ou trois, les plantes ne fe joignent pas, on peut les mettre à deux.

Quand le fumier eft bien enterré, la meilleure manière de faire cette plantation eft de faire marcher le long des raies une femme & un enfant avec un fagot de plant fous le bras, qui en pofe un de deux pieds en deux pieds, un homme fuit qui le plante avec le plantoir auf vite que la femme marche, S'il falloit qu'il portèt aufñi les plantes,

il perdroit un tems infini : cet ouvrage coûte en Angleterre , pour le tout, fix francs par acre, les rangs à quatre pieds, La plupart des cultivateurs prétendent inutile d’arrofer les choux après la plantation ; il n’en eft pas moins vrai que fi le tems eft très-fec , le foleil féchera la plante entièrement avant qu’elle ne reprenne ; le fermier fera bien payé par le fuccès , de la dépenfe d’arrofer qui ne fera pas confidérable , s’il a une mare à portée, en fe fervant d'une charrette à arrofoir faite exprès.

Une circonfiance où la plantation des choux ef bien avantageufe , eft dans une terre où les turneps ont manqué, & où il eft trop tard pour en refemer , on peut les planter fans relabourer la terre, ce qui eft bien préférable à y remettre des turneps qui réuffiffent bien rarement femés fi tard.

Tout bon fermier ne fauroit trop multiplier ces nourritures vertes pour les beftiaux au printems. Elles font bien préférables à tous égards au foin. Le profit qu'il en retirera eft réel, car s’il manque d'engrais faute de beftiaux , il perdra fûrement ; ou fi fes foins manquent, & qu’il foit obligé d’en achèter , n’ayant pas d’autre nourriture , il perdra fürement encore,

Un autre avantage bien aufi grand que ceuxci, c’eft de changer le cours des cultures : après les choux ou les turneps, il mettra de l'orge avec

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du trefle par-deflus ; au bout de deux ans, il retournera cette herbe pour y mettre du bled; par cette fucceflion de récoltes , fes terres lui rapporteront toujours infiniment. La grande attention eft de ne jamais faire deux récoltes de grain de fuite.

Les choux qui ont été plantés en Avril, & qui ont eu la première façon avec la houe à cheval en Mai, doivent recevoir la feconde dans ce mois-ci, cette dernière opération eft très-utile pour hâter la crue de la plante,

Des Carottes.

Il faut auffi faire la même opération aux caz. rottes à la fin de ce mois; fi ce font des hommes qui font cet ouvrage , ils doivent avoir foin non-feulement d’arracher les mauvaifes herbes , mais même les carottes qui feroient trop près les unes des autres, d’autant que voilà la dernière façon, à moins que l'été étant très-pluvieux , les mauvaifes herbes ne repouflent, au point d’être obligé d’y donner encore un binage à la fin d’Août.

Des Pommes de terre,

L'auteur anglois recommande ici pofitivement les mêmes foins pour cette plante que pour la précé= l'iv

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dente , ainfi que pour le lin; le traduéteur a cru devoir éviter au leéteur ces répétitions.

De la Luzerne.

Si la graine a été femée en rayons, elle de mande des fois attentifs ce mois-ci, elle ne peut guère être binée qu'a bras d'homme, à caufe de la foibleffe de la plante qui eft fufceptible d’être brifée par la moindre chofe ; on ne doit pas y laif- {er une feule mauvaife herbe, & l’ouvrier doit avoir la plus grande attention de fe baifler pour arracher avec fes doigts les mauvaifes herbes qui feroient croïfées avec les jeunes plantes de luzerne , auxquelles elles feroient le plus grand tort, fi on ne les arrachoit pas : toute épargne de tems &t de foins à cet égard feroit pernicieufe ; car il n'y a pas de plante qui craigne autant l’approche des mauvaifes herbes , furtout quand elle eft jeune. Si on s’y prend de bonne .heure pour faire cette opération, elle fera peu coûteufe ; mais fi vous tardez trop longtems, la dépenfe fera beaucoup plus forte , & les mauvaifes herbes trop enracinées pour les bien détruire.

Dans ce mois-ci les luzernes femées en rayons Pannée d’avant , doivent être bonnes à couper, & aufftôt après, il eft bien fait de donner une façon

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avec la houe à cheval entre les raves , furtout fi on y apperçoit de mauvaifes herbes.

Quelques cultivateurs prétendent qu'il faut couper à la faucille la luzerne en rayons, parce que fans cela en fauchant , il fe trouve beaucoup de terre en motte que la faux ramañle, qui fe mêle dans le fourrage & dégoûte les animaux.

Du Sainfoin.

La fin de Juin eft le bon tems pour faucher ce fourrage, qui eft le meilleur que l’on puifle mettre en foin; dans le terrein qui lui eft propre, il rend jufqu’à fix cens bottes par acre, & le regain eft excellent pour le pâturage des beftiaux; ce dernier objet vaut autant à lui feul, que le loyer du terrein qu’on y a employé,

Du Trefle.

Voilà auffi la faifon de faucher le trefle, fi on peut fe pafler de le faire manger en verd; c’eft le plus propre au fourrage après le fainfoin, fi on a foin de le laïffler une couple de jours en andins | & de le rentrer bien fec, & par un beau tems,

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Des Pres.

Les prés fitués dans de bons fonds ou qui ont été fumés, font aufli bons à faucher ce mois-ci : il faut avoir attention de faire faucher le plus près poffble , &c dès que le tems eft beau , ne pas épargner les bras, de manière que le foir même le foin foit retourné , fané le lendemain matin , mis en petites meules le foir, & le troifième jour on doit faire les meules (1). Je fuppofe que le tems s'y prête, car fi la pluie furvient, il eft à propos de le laiffer en petites meules , & même de le répandre enfuite pour bien fécher, plutôt que de le ferrer mou, car alors les animaux s’en dégoütent facilement.

De la différence de faire faucher ou manger Les Herbages.

Nulle matière n’a été autant difcutée que celleci; plufieurs prétendent que la faux brûle les près,

(1) On doit fe rappeler qu’en Angleterre on n'engrange jamais le foin; ainfi il a le tems de jeter fon feu dans la meule,

LU 1.Ni 139 & que conféquemment il ne faut pas les faire faucher plufeurs années de fuite , mais les mettre alternativement en pâture ; d’autres , au contraire, difent que les beftiaux abiment les prés, & qu'il ne faut pas leur faire manger plufieurs années confécutives ; j'ai voulu faire des obfervations exactes à cet égard , & je puis aflurer que jai vu des prés de mes voifins, que lon fauchoit depuis vingt ans , & même plus, fans qu’on y apperçüût le moindre dommage; j'ai de même éprouvé que dans un de mes enclos, au milieu duqg:el il y a une féparation, j'ai alternativement fauché ou fait manger chaque partie , & je n’y ai apperçu aucune différence,

Il y a bien du pour & du contre à dire fur ces deux manières d'exploitation , on peut dire à l'avantage du pâturage , que les beftiaux engraiffent tous les ans leurs pâturages, en s’engraiffant eux-mêmes ; mais dans quelle faifon y emportentils cet engrais ? dans les chaleurs; il eft defléché avant d’entrer dans la terre : combien d’ailleurs ne gâtent-ils pas plus de fourrage , en le livrant à leur dent dans le champ, que fi on leur fauche pour manger journellement au ratelier.

Quant à l’engrais, il eft bien certain que celui que les beftiaux feront dans la cour de la ferme, fera bien plus profitable , mêlé avec la paille,

fur laquelle feront pofés leurs rateliers , que leur fiente femée çà & là dans la prairie,

S'il fait très-chaud , la grande ardeur du foleil pourra nuire aux animaux en pâture;, sil pleut, les trous qu'ils feront dans la prairie l’'endommageront confidérablement.

Enfin , la dernière objetion contre l’ufage de faire pâturer , eft que fi l’on mettoit tous les herbages que l’on define à fon bétail, en une feule piece , ils en gâteroient une fois plus en courant à travers, qu’ils n’en mangeront; & fi, au contraire, vos herbages font divifés en plufeurs enclos, comme toute l’herbe pouffe à la fois au printems , elle fera trop forte dans les derniers où vous les mettrez, & pourra leur faire mal.

reg ER 2 EE 2 or ee Du Binage avec un Cheval.

Toutes les plantes qui ont été cultivées en rayons doivent recevoir un binage ce mois-ci avec la houe à cheval, imftrument dont on ne peut trop recommander Putiité (1) ; fi on a cul-

(1) Cet in‘trument commence à être connu en France; on s’en eft fervi avec fuccès fous le nom du cultivateur Américain, pour les pommes de terre de la plaine des Sablons à Paris.

JU 1° TAÏ tivé du bled ou de l’avoine de cette. manière ; cette opération doit y être faite de même, mais cette culture eft furtout recommandable pour les feves & les turneps.

Des Jachères.

On doit, dans les cantons où cet ufage fubfifte ; donner la feconde façon aux terres pour détruire les mauvaifes herbes qui auroïent pu poufler depuis le mois d'Avril ; ce labour doit être fuivi d’un bon herfage en long & en travers.

Du Mais.

Sile printems a été trop mauvais pour femer les orges en Avril ou Ma, on peut encore ce mois-ci femer du mais dans les terres qui y étoient deftinées , la première femaine de Juin, & cette faculté qu'a ce grain de fe pouvoir femer tard le rend précieux ; mais il faut que la terre foit bien meuble , & qu'il n’y ait pas une feule mauvaife herbe.

Des Troupeaux,

Les mbutons commencent à fe tirer d'affaire

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ée mois-ci, & vivent bien fur les pâtures les plus maigres de la ferme, fi ce font furtout des bêtes achetées pour parquer & engraifler enfuite l'hiver , il fuffit de les mettre feulement une heure le matin & autant le foir, dans une piece de trefle que vous aurez deftinée exprès pour cela.

Voici la faifon, & pas plutard, de châtrer les agneaux avant que les chaleurs ne viennent; cette opération demande beaucoup de furveillance de la part du fermier , pour qu'il n'arrive pas d’accident.

Une autre qui ne demande pas moins d’atten.tion de leur part, eft la tonte des troupeaux; on doit choiïfir por cet ouvrage les meilleurs ouvriers du pays: au préalable, le berger doit laver le troupeau dans l’eau la plus claire quil pourra trouver ; prendre pour cela un beau jour où le folil fe montre , afin de fécher plutôt leurs laines; une vieille erreur eft que le lavage fait tort au poiflon , s’il fe fait dans un étang; au contraire, la vermine qui en fort nourrit le poiflon. On ne

peut fixer combien de:fois de fuite on doit laver un troupeau, c’eft jufqu'à ce que le berger, en preffant la laine entre fes mains, remarque que l'eau qui en fort n’eft pas fale.

Deux jours au-plus tard, après cette opération , on doit commencer la tonte, la principale attention eft de ne pas piquer ces animaux avec les

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forces ; on doit aufli avoir foin de ployer chaque toifon à mefure , & de mettre toujours le crottin, & toutes les parties défeétueufes de la laine en-dedans , pour que la toifon paroïfle plus belles ce Aoin eft effentiel pour la vente.

Il y a beaucoup de provinces où, pour laver ; tondre & paqueter les laines, il en coûte quatre francs par chaque vingt bêtes , les gens de cet état gagnant dans cette faifon quarante fols par jour.

Du Parcage.

Voici le mois le plus avantageux pour le parc; aufñ n’y a-t-il que de mauvais fermiers qui n'y font pas dans cette faïfon : on commence par pars quer les terres qui doivent porter des turneps ou des choux , comme étant les premières plantes qui doivent être femées.

La regle pour bien parquer , eft de donner une verge carrée (1) à chaque bête , & de faire deux nuits fur le même terrein ; fi même tout votre terrein n’eft pas parqué, lorfque l’on feme , on peut continuer jufqu’à ce que les turneps levent ; aprés

(4) La verge d'Angleterre fait deux tiers de l’aune de France , on voit par-là que l’on y parque bien plus fort qu'en France.

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cela vous tranfportez votre parc fur les herbages que vous avez fauchés pour faire manger au bétail, & vous les faites. parquer à mefure que l’on les fauche ; furtout les trefles que. vous êtes dans l'intention de retourner.

Echa*donner:

Cette opération eft fort importante à faire dans cette faïfon, afin de ne pas donner le tems aux chardons de monter à graine. On fe fert pour cela dun inftrument de fer placé au bout d’un bâton; 1 faut auffi employer un: ouvtier adroit,, qui prenne bien garde de ne pas arracher le bled avec les mauvaifes herbes., on ne doit pas regarder ce travail comme inutile ; je fuis perfuadé que la négligence de; le faire oécafionne les plus. fréquentes maladies des bleds, même la nielle & la carie ; j'ai fait les plus grandes expériences à cet égard, &x fuis forcé de convenir que cela y influe beaucoup.

Du Marnage.

Voilà la meilleure faifon de l’année pour faire cet ouvrage qui eft très-important , il faut profiter de la longueur des jours , & de la beauté des che-

mins,

Pa te

fins , c’eft le roi des engrais , & tout cultivateur qui en a à fa portée & n’en fait pas ufage , doit être traité d’ignorant en agriculture ; il y a même des parties du royaume où on ne fe fert pas d’autres fumiers. Quand la marne fe trouve dans des pays ouverts (1), comme bruyères, pâtures ou garennes, & pas profondément , on en fait tirer pour un écu ce qu'il en faut pour un acre; mais fi la marne eft profonde , ou dans de bonnes terres clofes , cela coûtera douze à quinze liv., alors le profit ne fera pas aufh confidérable , d'autant qu’a> vec le charroi & le répandage ; l’acre revient à plus de quatre-vingt francs.

Cette dépenfe paroît confidérable , mais auffi on doit calculer qu’une terre marnée s’en reflent vingt ans ,; & que l’on a bientôt regagné fon argent ; furtout fi c’eft un propriétaire qui n’a pas de Pope à payer; car pour un fermier qui n’auroit qu’un bail de neuf ans , la dépenfe feroit trop confidérable , auffi font-ce les feigneurs & les grands propriétaires qui doivent donner l’exemple de pareils engrais.

Il y a plufeurs fortes de marnes , il y en a de tendre qui eft favonneufe , d’autre qui eft dure

(x) Pour entendre ceci, on doit fe rappeler que toutes les terres cultivées font entourées de haies & foffés en Angleterre,

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