‹ Calendrier positiviste, ou, Système général de commémoration publique, destiné surtout à la transition finale de la grande république occidentale [microform], formée des cinq populations avancées, française, italienne, espagnole, germanique, et britanniqueChapitre 3 sur 16 · EXPLICATION PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

EXPLICATION PRÉLIMINAIRE

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Pour faciUter l'exposition de mon système de commémoraton je dois d'avance expliquer Séparément l'innovation trèssimple que j'ai été conduit à proposer dans la division actueUe de 1 année occidentale, d'après les besoins essentiels du culte posmvlste accessoirement fortifiés par divers moUfs usuels.

Le double mouvement de notre planète détermine naturellementla durée du jour et celle de l'année, entre lesquelles l'instltullon du temps moyen établit une harmonie fondamentale que complète l'intercalatlon bissextile, d'abord julienne . puii Rr gorienne. Sans rien changer à ces deux termes extrêmes, le calendrier positiviste modifie seulement les deux périodes essentiellement artificielles, qui servent à les lier. Cette modifia caUon est destinée à faire assez concorder nos deux modes actuels de décomposition de l'année en joun», tantôt par mois tantôt par semaines. Leur évidente discordance a souvent sus-

l^ EXPLICATION PRÉLIMINAIRE.

cité des vœux, et même des tentatives,, toujours stériles jusqu'ici.

On ne peut établir une telle régularité qu'en altérant , sinon ces deux périodes, du moins l'une d'elles Pour innover le moins possible , j'ai entièrement conservé la plus petite comme étant la plus usuelle et la plus répandue. L'institution de la semaine, qui remonte à l'âge théocratique , et qui depuis longtemps sert à toute la race blanche, ainsi qu'à la majeure partie de la race jaune, devient alors la base directe du calendrier positiviste. J'y ai donc subordonné le mois, en le composant toujours de quatre semaines, ce qui m'a forcé d'introduire un treizième mois. Or, cette dernière innovation était déjà commandée par les principales exigences du culte systématique de l'Humanité, dont les deux modes nécessaires la rendent également indispensable , soit à la glorification concrète du passé, soit à l'idéalisation abstraite de l'avenir.

L'année positiviste, qui d'ailleurs commence et fmit comme l'année chrétienne , n'en diffère donc que par sa division en treize mois égaux. Au dernier d'entre eux, je fais succéder un jour complémentaire ou deux, selon que l'année est commune ou bissextile , d'après la règle julio-grcgorienne. Je n'attribue aucun nom hebdomadaire à ce jour exceptionnel , désigné seulement par la fête correspondante. Le nouveau calendrier devient ainsi perpétuel. Chaque mois y commencera toujours par un Lundi, et finira par un Dimanche.

Il serait superflu d'indiquer ici les diverses propriétés pratiques d'un tel calendrier, dont la régularité permet seule d'organiser un véritable système de commémoration , comme l'exposition suivante le fera nettement sentir. La grande institution

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EXPLlCAilOX PRÉLIMIISAIRF

du Di«.e S'y trouve profondément consolidée, pour fournir au posU.v.sn3e, ren.p.açant désonnais le catholicisme, un pré eux moyen de sanctilier la vie active par „„e dign cuU e P nocque de Tesprit d'ensemble et du sentiment social Z ^s mûmes besoins moraux motivent même spéclalemenU fix,té ams. mtroduite dans la correspondance des deux sort

«uelles. Tous ceux qui cultivent secrètement daffectueux souemrs ont dû souvent déplorer la douloureuse fluctuai ^ cœur éprouve en.re ces deux modes discordants de rappel ses meilleures émotions. «*ppeier

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lendner occ.dental, on altère le moins possible les habitudes jodernes. On peut, dès lors, espérer dinstituer, , cet é ard I des usages vraiment invariables, graduellement susce^ib,';

d^une entière universalité ; tandis que la routine actuell d u,ours à susciter des changements vicieux et incohérents. La prétendue mflexibilité des habitudes relatives aux douze mois e trouve d'avance écartée par beaucoup d'exemples histo nques, surtout en voyant les anciens Grecs attribuer alternaU- « douze et treize mois . leur année lunaire, pour l'ajuster ausole.1. Quant aux vrais inconvénients pratiques du nombre y, on y peut aisément remédier, en rapportant à la se- «^ me les moitiés et quarts d'année, maintenant rattachés au n.o.s. Ce simple changement d'expression convient d'autant m.eux que la durée moyenne de chaque saison astronomique coInc.de davantage avec treize semaines qu'avec trois mois.

Il faut, enfln, remarquer, en général, qu'une telle réforma- Uon dou résulter seulement d'un libre assentiment graduel.

6 EXPLICATION PRÊLIMINAIBE.

sans aucune vaine prescription temporelle. Lé nouveau pouvoir spirituel se borne donc à recommander cette année positiviste à tous les occidentaux qui pourront en apprécier, par une expérience quelconque, l'utilité publique et privée, surtout envers le culte final.

IVOTlOiVS FONDAMENTALES

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LE SYSTÈME DE COMMÉMORATION

D après mon Discours sur l'ensemble du positivisme, pabllé en ja,llet 18.8, la religion délinUive se résume enUèrcment p le cuUe systématique de rHumanlté, où le culte proprement dit est inséparable du dogme et du régime, dont il constitue ldea.sat.on caractéristique. Ainsi, rien ne peut mieux seconder désormais l'avènement social de la nouvelle philosophie; et même son ascendant intellectuel , que d'organiser, autant que possible, cette célébration décisive, sommairement indiquée dans ce Discours.

Une telle conviction habituelle me conduisit à élaborer spécialement, au sein de la Société Positiviste, la seule partie du nouveau culte occidental qui comporte une institution immédlate, propre à placer les cœurs et les esprits dans la vraie dlrection finale. Cette nouvelle conception offre donc, comme celles du Gouvernement Préparatoire et de l'École Positive une troisième anticipation essentielle sur les conclusions néces^ saires de mon Système de politique positive. Elle est pareillement destinée à régulariser déjà la grande transition occidentale, qui, ainsi fondée par la systématisation du présent et la préparation de l'avenir, avait besoin de se compléter par la glorification du passé.

Le culte systématique de l'Humanité présente naturellement dem parues très-disUnctes : l'une, essentiellement concrète.

8 SYSTÈME DE COMMÉMORATION

Célèbre surtout le passé; l'autre , nécessairement abstraite, représente directement l'avenir. Ce dernier mode prévaudra finalement, comme seul propre à développer profondément les mœurs positivistes, en caractérisant l'existence finale, par la solennelle idéalisation du vrai Grand-Être, dont il apprécie d'abord les liens fondamentaux, ensuite les états préparatoires, et enfin les fonctions normales, au début des treize mois de la nouvelle année. Le tableau suivant suffira, quoique très-sommaire , pour indiquer ici la nature et la destination de ce culte définitif.

CULTE ABSTRAIT DE uHUMANITÉ,

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