‹ Calendrier positiviste, ou, Système général de commémoration publique, destiné surtout à la transition finale de la grande république occidentale [microform], formée des cinq populations avancées, française, italienne, espagnole, germanique, et britanniqueChapitre 4 sur 16 · mois Le SACERDOCE · texte numérisé non relu

mois Le SACERDOCE

ou \atie eonifmplatxve.

12* mois Le PROLÉTARUT,

ou la cte active.

L*IN DISTRIE ,

ou le pouvoir l'ralique.

Fêtes hebdomadaires.

La Mère. La Sœur.

L'Epouse.

La Fille.

i3'elderniermois.

... , . jCoininerre.

Fèles hebdomadaires. { pabricaiion.

Banque.

('oui mer Fabrical

At^ricullure.

Jour complémentaire Fêle universelle des MORTS.

Jour additionnel des années bisexliles. Fête générale des SAINTES FEMMES.

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SysrfeME DE COMMÉMORATIOK. 9

Pour compléter l'indicalion générale qui résulte de ce tableau, il faut noter que la célébralion principale propre à chaque mois comporterait aussi une décomposition secondaire en quatre fêtes hebdomadaires, signalée ici envers les trois mois où elle est le mieux appréciable.

Tous les lecteurs habitués à la nouvelle philosophie sentiront aisément lintime correspondance d'un tel culte avec l'ensemble du dogme et du régime positivistes. Car, il représente fidèlement soit la théorie fondamentale de la famille et de la société régénérées, soit aussi la marche nécessaire de l'initiaUon humaine. Quand une immense élaboration esthétique aura dignement développé cette idéalisation systématique, elle tendra profondément à former et à consolider les mœurs émanées de la nouvelle éducation occidentale. Dès lors , le culte concret cessera d'être séparément indispensable. En effet, cette célébration de l'avenir comprend aussi une juste consécration du passé, aisément susceptible d'une spécification plus complète La principale partie du culte concret fmira donc par se fondre dans l'ensemble du culte abstrait, qui, outre sa portion directement historique, manifestera toujours l'évolution nécessaire de chaque élément humain.

Ce culte définitif comporte seul une pleine destination morale, d'après son aptitude naturelle à fournir de dignes types généraux pour les divers modes, privés ou publics, de la nouvelle existence normale. A mesure que l'avenir positiviste suscitera des personnifications vraiment caractéristiques, elles formeront le complément concret de ces modèles abstraits Le passé ne saurait, au contraire, nous offrir aujourd'hui des types pleinement susceptibles d'une active imitation, puisqu'il repré sente une sociabilité radicalement distincte, et même nécessairement imparfaite , qu'on doit vénérer sans l'imiter. Mais, en constatant ainsi la supériorité fondamentale du culte

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abstrait, chacun sentira facilement, d'après le tableau précédent, qu'il ne comporte point une organisation immédiate. Sa principale efficacité suppose des convictions préalables qui sont trop rares encore , et même trop peu familières. Ainsi , il ne convient pas aujourd'hui à la transition occidentale, qui ne l'admettra que quand les nouveaux principes auront assez prévalu pour permettre le Ubre essor des mœurs correspondantes. On ne pourrait maintenant ébaucher que ses deux célébraUons extrêmes, et peut-être aussi celle du dixième mois, avec les quatre fêtes hebdomadaires qui complètent chacune d'elles. Toutefois , je dois indiquer Ici une heureuse inspiration accessoire, due à run de mes jeunes confrères (M. Leblais), pour populariser déjà les principales bases du culte abstrait, en dédiant chaque jour de la semaine positiviste à quelqu'un des liens fondamentaux ci-dessus mentionnés :

Lundi. . . . , ^ mariage.

Mardi ^^ PatemUé.

Mercredi U rtUmUon.

Jeudi La Fraternité.

Vendredi ta Bomeêttetté

Samedi La Fem»He, om VÂmmr.

DIMANCBE UHVmAXiTE.

L'impossibilité d'établir Immédiatement le culte abstrait ne ilie dispensait point de le caractériser assez pour marquer ici la destination, essentiellement transitoire, du culte concret,

but spécial de ce travail.

Après cet éclaircissement nécessaire, je dois maintenant réduire le nouveau culte à la glorification concrète du passé, seule applicable aujourd'hui aux principaux besoins , intellectuels et moraux , de là situation occidentale.

La commémoration positiviste embrasse l'ensemble de l'initiation fondamenUle qnl , sons l'empire toujours décroissant du

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système théoiogique et militaire , dut graduellement préparer élite de 1 humanité à sa sociabilité finale , suivant la théorie historique é.ablie dans mon SysCén,e de philosophie posUire. Je me borne donc ici à la série des ancêtres, intellectuels ou sociaux, de la grande famille occidentale. Seulement, j'ai placé au début théocralique, quelques indications anticipées de l'ap- «tude nécessaire du positivisme à une entière universalité D après le même principe, je dois aussi m'arréter à Fonverture de la crise décisive qui, depuis plus de soixante ans, entraîne I Occident vers une complète régénération. Cette règle naturelle ne soufTre ici d'exception apparente qu'envers les progrès partiels qui n'offrent que des prolongements spéciaux des diven, mouvements antérieurs. Jusqu'à ce que la révolution occidentale atteigne son terme organique, elle n'admettra d'autre ce lébration régulière que l'usage, déjà très-convenable, d'v rapporter la véritable ère moderne, qu'une aveugle routine rattache encore an régime déchu (1).

cette commémoration systématique de Tout notre passé est surtout destinée à développer profondément, chez la génération actuelle, l'esprit historique et le sentiment de continuité, afin d'imprimer à la seconde partie de la grande révolution son vra, caractère propre. L'énergie de nos pères ne pouvait enfre- Tolr une pleine rénovation sans leur haine instinctive du régime qui enchaînait leurs conceptions. Au contraire, notre es sor décisif ver, l'avenir ne peut désormais reposer que sur une digne glorification du passé dont ils nous ont affranchis. Depuis

(1) Pour faciliter Tadonlion de cottt» *r« i,:c»« • n'exige aucun changée'. da„f,C Ll 'a r;'- '"' "*"" ""'"'« ebr.nwu.en.sne con,p,r,e„. point de datsti,; 'ZZVA T/'"''

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leur victoire, cette solennelle justice constitue la seule condition qui manque encore à notre irrévocable émancipation. L'ordre et le progrès l'exigent également, car les utopies subversives et les tendances rétrogrades ne trouvent plus d'appuis vraiment dangereux que d'après l'entière ignorance des lois fondamentales de l'évolution humaine.

Sans doute, ces lois naturelles, comme toutes les autres, ne peuvent être assez appréciées que par une étude abstraite, qui constituera le terme rationnel de la nouvelle éducation occidentale. Mais, pour en préparer l'avènement normal, il faut aujourd'hui appeler les cinq populations avancées à la célébration systématique de leurs principaux ancêtres, depuis les plus lointaines impulsions historiques jusqu'aux plus récentes préparations. Cette série de types personnels suscite une opération essentiellement esthétique , qui , fondée sur la saine théorie du mouvement humain , est très-propre à la faire prévaloir, en y puisant la base générale d'un immense poëmc sur l'évolution préparatoire de rhttmanité.

Mais les avantages moraux d'une telle commémoration surpassent encore ses propriétés intellectuelles. En un temps où la prépondérance du sentiment social peut seule nous préserver d'une anarchie toujours imminente, il importe beaucoup de cultiver le plus possible l'instinct familier de la continuité historique, sans se borner à la solidarité actuelle, qui ne constitue qu'une insuffisante ébauche de notre vraie sociabilité. Rien ne peut mieux développer l'amour universel, principe unique de la régénération finale , que ces habitudes, à la fois privées et publiques, d'une intime et respectueuse reconnaissance pour les divers services de tous nos prédécesseurs. Cette affection deviendra d'autant plus profonde que nous sentirons davantage les immenses difficultés propres à l'élaboration originale, uniquement émanée d'Un instinct spontané, privé des lumières

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de la théorie positive qui désormais régularisera l'essor mental et social.

Quand l'esprit et le sentiment historiques auront ainsi prévalu, ce culte concret, ayant rempli son principal office, sera peu à peu absorbé par le culte abstrait, qui, seul définitif, se trouvera dès lori assez préparé. Néanmoins, le système de commémoration conservera toujours une destination secondaire, pour mieux développer la partie du culte final qui célébrera sans cesse la grande initiation humaine , constamment représentée dans chaque évolution individuelle , et même longtemps reproduite chez les diverses populations retardées. Mais à cela près, il ne constitue donc qu'une indispensable introduction , sans laquelle on ne peut aujourd hui régler la dernière transition de l'Occident, où il faut surtout populariser une saine connaissance de l'histoire , afin de faire convenablement prévaloir l'esprit organique sur l'esprit critique.

Par cette salutaire construction , qu'elle seule peut accomplir, la nouvelle philosophie constatera dignement son aptitude caractéristique à glorifier toutes les phases humaines, d'après sa nature toujours relative , qui lui permet de tout rattacher sans effort à sa vaste unité, également objective et subjective. La vénération publique rappellera enfin de leur long et indigne exil ces immortelles mémoires que repoussait la brutalité chrétienne. En même temps, leur retour solennel deviendra pleinement compatible avec une meilleure célébration de tous les grands noms propres au moyen âge. Car, la commémoration catholique ne comportait aucune hiérarchie : elle confondait toutes ses gloires dans une anarchique é-alité, aussi pénible au cœur qu'à l'esprit. Nos principaux précurseurs catholiques ou féodaux seront donc mieux honorés d'après la coordination propre au nouveau culte qu'ils n'avaient jamais pu l'être par leur célébration exclusive. L'époque même où surgit cet im-

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mense apothéose tend à mieux marquer sa supériorité nécessaire, à la fois morale et mentale. En effet, le catholicisme, restreint à ses propres noms, ne put consacrer sa gratitude qu'après avoir assez vécu pour multiplier ses types personnels. Au contraire, c'est dès sa naissance que le positivisme célèbre Tensemble de ses prédécesseurs quelconques, sans excepter les plus hostiles ; et même il s'interdit tout hommage direct envers sa fondation systématique, dont l'appréciation est réservée au culte abstrait.

En exerçant sur leur siècle cette réaction vraiment sainte, les nouveaux philosophes n'assureront pas moins leur légitime autorité sociale que le juste ascendant de leur doctrine. Tout pouvoir réel, surtout spirituel, s'établit seulement d'après un digne exercice. Quand le sacerdoce de l'Humanité aura ainsi fait lU)rement adopter sa théorie du passé , il aura , par cela même, pris possession de l'avenir. Le jugement effectif des morts autorise nécessairement à juger aussi les vivants, en prolongeant davantage l'application dos principes fondamentaux, vu l'inaltérable continuité de toute évolution humaine.

Pour compléter cette exposition, il me reste à caractériser la coordination générale qui distingue la commémoration positiviste.

J'y subordonne l'un à l'autre trois genres de types, mensuels, hebdomadaires, et quotidiens (1). La succession, toujours chronologique, des treize types mensuels représente l'étude la plus fondamentale de l'ensemble du passé, en concentrant la vénéraUon occidentale sur les principaux organes de la grande Initiation intellectuelle et sociale. Chacun d'eux préside au mois

(1) La pratique du culte concret suscitera peut-être l'usage commode de qualifier ces trois degrés de vénération, d'après les dénominations, désormais sociologiquemeni disponibles, de dieux , Aéroi, et saints ^ émanées des religions antérieures.

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correspondant, sans que sa célébration spéciale y trouve aucun siège fixe. Mais cette mobilité naturelle sera pleinement compensée par la subordination normale de toutes les autres mémoires analogues. D'ailleurs , la pratique du système a déjà introduit l'usage de désigner chaque mois positiviste par son propre chef. Je n'ai point hésité à consacrer cette initiative spontanée du public occidental, malgré la réserve personnelle que je dus garder, à ce sujet, dans la première édition de ce calendrier. Ces nouveaux noms sont même indispensables pour éviter la confusion des mois positivistes avec les mois chrétiens (1).

Sous chaque type du premier ordre, j'en range chronologiquement quatre du second, principaux coopérateurs de l'évoluUon qu'il représente, et célébrés dans les quatre dimanches du mois correspondant. L'ensemble de ces cinquante-deux noms caractérise un second degré de développement et de précision pour la conception concrète du mouvement humain, i mon gré, la destination intellectuelle du système de commémoration se trouverait assez réalisée par la succession de ces deux approximations générales, dont la solennité supérieure aug-

(1) Un motif analogue semble exiger aussi une autre nomenclature hebdomadaire, d'après les équivoques déjà résultées du contraste naturel entre la fixité du calendrier positiviste et la mobilité du calendrier chrétien, où toutes les semaines ne reprennent les mêmes places qu'au bout de vingt-huit ans. Mais cette confusion ne deviendra grave que quand notre système de commémoration sera publiquement pratiqué, de manière à faire successivement coïncider le nouveau dimanche avec chacun des jours de l'ancienne semaine. Alors il conviendra d'adopter, pour la semaine positiviste , la nomenclature normale déjà proposée par l'auteur de la consécration hebdomadaire indiquée ci-dessus. En attendant, les positivistes continueront, dans leurs dates usuelles, d'appliquer, à leurs propres quantièmes mensuels, les noms des jours chrétiens , sans crainte de se tromper envers la célébration correspondante. Toutefois , aÛn de préparer l'avènement de la nouvelle nomenclature , j'ai cru devoir rindiquer, sans rien changer à la rédaction de M. Leblais, dans le tableau général joint à cette quatrième édition.

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nientera cVailleurs l'eflicacité. Mais l'office moral exige une culture plus complète , pour satisfaire dignement la reconnaissance occidentale envers tous les noms qui méritent vraiment l'immortalité, et aussi pour mieux développer le besoin fondamental d'éterniser convenablement l'existence pcrsonDcllc.

J'institue donc une troisième glorification du passé , en consacrant chronologiquement les jours ordinaires de chaque semaine aux six meilleurs émules du type qui la domine. Ces noms sont d'ailleurs choisis indifféremment parmi les précurseurs ou les successeurs du chef correspondant. Leur appréciation suscite la principale difficulté d'exécution du plan de commémoration ; elle comportera naturellement plus de modifications qu'aucune autre , d'après une saine discussion publique. Néanmoins, rien n'étant arbitraire dans leur choix, le système total peut enfin obtenir, même à cet égard, une véritable fixité , suivant une meilleure application de la théorie historique qui sert de base à toutes ses parties. Il y faut tendre à ce que chaque nom soit aussi exactement placé dans cette hiérarchie positiviste que peut l'être chaque genre dans la vraie série animale. Toute date se trouverait ainsi exprimable finalement d'après le culte correspondant, comme Tobtlnt quelquefois le catholicisme.

Ces illustrations du troisième ordre se trouvant être plus nombreuses que les jours de l'année, je n'ai pu embrasser tous les noms qui méritent une certaine glorification occidentale qu'à l'aide d'un artifice supplémentaire. Il consiste à accompagner un type quotidien d'un nom accessoire, destiné à le remplacer de trois ans l'un (1), en vertu de titres analogues, quoique moindres. Ces compléments n'infiuent jamais sur la décomposition propre h chaque semaine , où leur place ne dépend que de leur

(1) Ces ailjouctious sont toujours inscrites ici en caracièrcs italiques.

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lien spécial. Je me suis toujours efforcé de n'appliquer cette adjonction qu'à des mémoires trop éminentes pour redouter un tel partage , ou , au contraire , aux apothéoses qui exigeaient quelque atténuation; en sorte que l'harmonie générale du tableau sacré fût plutôt améliorée qu'altérée par cet artifice.. Quoique la moitié de mes types quotidiens reste étrangère à ces modifications, je crois avoir ainsi épuisé presque tous les noms vraiment dignes de la reconnaissance occidentale, en vertu d'un concours réel à l'accomplissement de la préparation humaine.

Dans l'ensemble du calendrier positiviste , la succession chronologique ne doit être complète qu'entre les types du premier ordre. On ne pourrait l'étendre aux deux autres classes sans y altérer souvent la vraie filiation, qu'il faut surtout représenter. J'ai dû partout poursuivre jusqu'au bout l'évolution correspondante à chaque partie du système de commémoration /en ne rangeant selon les temps que les noms appartenant à une même division. Ainsi, en changeant de semaine, l'ordre chronologique ne subsiste pas toujours entre les types quotidiens, ni même, d'un mois à l'autre, entre les types hebdomadaires.

Quant aux principes de mes jugements, mon ouvrage fondamental les a, depuis longtemps, posés, en établissant la vraie philosophie de Ihistoire. Je dois seulement ajouter ici que, dans leur application, j'ai soigneusement combiné les conditions morales avec les titres intellectuels, même envers les illustrations purement théoriques. Le chancelier Bacon est le seul personnage principal en faveur duquel la grandeur philosophique m'ait forcé d'écarter une insuffisante moralité.

Dans l'élaboration d'un système destiné surtout à faire irrévocablement prévaloir l'esprit organique sur l'esprit critique, j'ai rigoureusement exclu tous ceux qui n'ont réellement que détruit, sans rien construire. On n'y trouvera donc ni Luther,

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ni Calvlû, ni Rousseau : Voltaire n'y figure qu'au titre de poëte tragique. Malgré leur utilité passagère , ces services négatifs exigent trop peu de valeur intellectuelle , et supposent de trop vicieuses dispositions morales , pour admettre une telle consécration personnelle. Leur juste appréciation appartient au culte abstrait, qui embrassera tout, même l'anarchie, sans que ses hommages collectifs comportent jamais les dangers qu'offrirait aujourd'hui cette célébration concrète. Envers de tels personnages , l'absence de théorie historique égare souvent l'instinct public, qui leur attribue des révolutions où ils n'ont vraiment influé que comme organes, opportuns mais aveugles, d'un dernier ébranlement devenu inévitable d'après une décomposition spontanée longtemps inaperçue. On suppose ainsi une grande supériorité chez des natures peu éminentes , qui , à d'autres époques , seraient demeurées presque vulgaires. Quant aux véritables illustrations , philosophiques ou politiques , qui accompagnèrent le mouvement négatif, je crois leur avoir ici accordé une juste part. Depuis que les méprises révolutionnaires ont cessé d'être excusables, il importe de ne plus confondre des auxiliaires provisoires et indirects de la grande préparation humaine avec ses organes directs et définitifs, dont la mémoire ne doit jamais périr.

J'avertis aussi que, dans la comparaison des titres intellectuels, j'ai nécessairement combiné la valeur mentale avec les services effectifs, qui ne sont pas toujours à son niveau, vu la grande influence, dépressive ou stimulante, de la situation historique. En construisant, par exemple, le mois consacré à la science moderne, je devais honorer Newton d'une célébration hebdomadaire, d'après l'importance des travaux qu'il eut le bonheur d'accomplir; tandis qu'une moindre opportunité m*a forcé de n'accorder à Lagrange qu'une simple glorification quotidienne, quoique je le juge très-supérieur au fondateur de la mè-

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id

canique céleste, soit comme penseur, soit même comme homme.

Enfin, il faut noter ici que la nature essefatlellement esthétique de cette composition sans êtetnplé iîl'a conduit, pour mieux remplir sa destination sociale , à introduire, mais seulement dans la première semaine de Farinée, quelques anciens types fabuleux , qui m'ont semblé propres îi caractériser des phases historiques dépourvues de tous représentants réels. Quand la poésie régénérée aura dignement complété leur idéalisation primitive , leur profonde eflicacité ne sera plus contestable^ et l'on sentira aussi que leur forme seule est pleinement fictive. Par des motifs analogues, j'ai intercalé quelques célébrations collectives, mais assez rares pour ne pas altérer sensiblement l'individualité qui convient au culte concret.

Avant d'exposer le Panthéon Positiviste, je crois devoir placer Ici un tableau qui en fera mieux saisir l'ensemble, en coucentrant Tattention sur les deux premiers ordres de types, où réside la principale partie du système, et d'ailleurs la seule essentiellement fixe.

CULTE CONCRET DE L'HuMANITÉ,

POUk

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