‹ Caliban, suite de La tempêteChapitre 8 sur 70 · ACTE PREMIER. H · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. H

ARIEL

Adieu; entre toi et moi, il n'y a pas d'échange d'idées possible. Reste là comme une baleine échouée, comme mi marsouin vide de souffle. Quant à moi, je retourne dans l'air pur attendre les ordres du génie qui m'a fait l'honneur de me prendre pour l'exécuteur de ses volontés.

Ariel s'envole, en rendant quelques accords harmonieux. CALIBAN.

Oh! enfer! mes os craquent, mes nerfs crient, mes muscles sont tiraillés comme par les clefs à ressort d'un violon; mes fibres, distendues par de petits leviers, vont se rompre. Mon genou est percé par un clou, et il faut marcher. Puis un archet infernal joue sur le tout. Grâce, grâce, seigneur Prospero ! je servirai.

12 CALIBÂN.

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