RÉCUSA
Enfin! c'est fini !... (sautant en bas de son lit.) Mes boltines, Lafaucollière.
LAFAUCOLUÈRK, les lui apportant.
Voilà! voilà!
TONY , qui a quitté son chevalet et s’est approché de Scipion.
Ahçà! qui diable écris-tu donc là?
TOUS
Oui, au fait!... à qui?
SCIPION
Chut!... J’écris à Marie!
TONY
La soeur de Calino! fais voir? (prenant la lettre.) C’est perlé, mais c’est court!
SCIPION
Ce n’est que le commencement.
TONY
Elle est bien bonne!... ce matin, moi, J’ai voulu écrire à la femme du même Calino, et je n'ai trouvé que la fin. (n donne
une lettre à Scipion.)
FRITZ
Les petites lignes, font les grandes lettres... mariez-les vôtres, ça vous donnera une page , et vous en ferez deux copies.
SCIPION
C’est une idée !... vers et prose mêlés! ça aural’air d’un opéracomique. (il s’assied et écrit.)
RÉG1NA.
Ah çà! mais, depuis ce matin, les oreilles me tintent de ce nom de Calino. Qu’est-ce que c’est donc que cette bête-là?
TONY
Elle n’est pas encore classée par les naturalistes. C’est nous
3 ni l'avons trouvée, sous le quatorzième degré de latitude nortl u quai aux Fleurs.
RÉG1NA.
Mais enfin, qui est-ce ?
Quoi ? vraiment ? vous ne connaissez pas ? ah ! an fait , c’est la première fois que vous nous faites l'honneur de nous visiter dans notre nouvel atelier.
LAFAWCOI.L1ÉRE.
C’est vrai! ingrate!...
CALINO
RÉGINA , derrière le pararent.
A propos, pourquoi donc ave* vous quitte votre atelier de la rue Fontaine-Saint-Georges? c’était plus gai.
MISTIGRIS
Oui , on voyait le cimetière Montmartre.