‹ Calorimétrie & ThermométrieChapitre 16 sur 30 · RS · texte numérisé non relu

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Figure 10.

Dans les instruments si connus de Rutherford (fig. 10) et de Six et Bellani, les maxima et minima sont indiqués

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par les positions d’index mus par la colonne thermométrique.

Dans le thermomètre à maxima de Negretti, le mercure se brise au moment de la contraction et la colonne liquide qui se trouvait dans la tige au moment du maximum y reste.

Lethermomètreh maxima de Magnus est effilé et ouvert à son extrémité; il ne garde donc que la quantité de mercure qui le remplit au moment du maximum. Celui-ci est ensuite retrouvé par comparaison avec un thermomètre ordinaire. Walferdin a eu l’idée d’entourer l’extrêmité de l'instrument par une ampoule : elle reçoit le mercure qui s'écoule et sert au remplissage qui doit précéder chaque détermination.

Le thermomètre à minima de Walferdin repose sur un principe analogue; le réservoir est rempli par du mercure en bas et par de l’alcool en haut; la tige, fermée en haut, s'ouvre inférieurement dans l’alcool. Le minima est indiqué, après un réglage préalable, par la température pour laquelle la colonne mercurielle contenue dans la tige affleure à la pointe de celle-ci.

Le thermomètre à minima de Casella et le thermomètre à maxima de Geissler sont basés sur ce phénomène de capillarité, que le mercure passe aisément d’un tube étroit dans un tube plus large et difficilement en sens inverse.

Walferdin à construit un thermomètre métastatique à maxima, qui se distingue par la présence d’un index de mercure, séparé du reste de la colonne liquide. Quand la température s'élève, l'index, chassé par la colonne thermométrique monte aussi, et reste ensuite en place quand la température baisse, indiquant par sa position, le maximum qui à été atteint. On obtient cet index en chauffant le réservoir jusqu’à ce que le mercure pénètre un peu dans l’ampoule, détachant alors le som-

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met de la colonne par une secousse brusque, laissant un peu réfroidir et poussant l'index dans la tige, par application de la chaleur sur l’ampoule.

À côté de ce thermomètre, borné à l’intervalle de température pour lequel il a été construit, Walferdin en a imaginé un autre à double ampoule qui réunit les avantages du thermomètre métastatique à ceux du thermomètre à maxima : l’ampoule supérieure sert à loger le mercure qui ne doit pas servir dans les conditions de l'expérience et permet ainsi le réglage de l'appareil ; l’ampoule inférieure est destinée à la formation de l'index.

Sous le nom de thermomètre à fièvre (fig.

11), on à désigné un thermomètre médical, destiné à mesurer le maximum de la température du sang au voisinage de 37° : la colonne mercurielle est interrompue par une très petite bulle d'air, et la tige présente inférieurement une double courbure qui s'oppose à la réunion de l’index, avec le mercure du réservoir. Avant chaque observation, on secoue l'instrument de manière à amener l’index à une hauteur convenable.

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Figure 11.

Thermomètres métalliques. — Le plus sensible est ce lui de Bréguet, fondé sur les propriétés des lames de compensation (fig. 12). I1 doit à sa faible masse Ia faculté de se mettre très rapidement en équilibre de température. On sait qu’il consiste en un ruban formé de platine, d’or et d'argentsuperposés par ordre de dilatabilité. Ce ruban, roulé en hélice, suspendu par son extrémité supérieure, libre à son extrémité inférieure qui porte une aiguille, subit des déformations sous l’ifluence des variations de température, dont la valeur est indiquée

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par les déplacements d’une aiguille Sur une graduation empirique.

On donne aussi au thermomètre métallique, sous le nom de thermomètre à cadran, la forme très portative d’une montre. La lame est recourbée en forme d'U; une de ses extrémités est fixe, et l’autre s'appuie sur un levier du premier genre, dont le bras opposé prend la forme d’un secteur denté ayant son centre au point

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Figure 12.

d'appui du levier. Ce secteur mène un pignon denté, portant une aiguille qui parcourt la graduation empirique d’un cadran. Un ressort antagoniste tend à faire mouvoir le levier en sens inverse de la dilatation de la lame.

Tous les appareils de ce genre ont le défaut commun de n'être jamais rigoureusement comparables à euxmêmes. Les solides non cristallisés subissent en effet, sous l'influence des variations fréquentes de la température, des modifications moléculaires de l’ordre de

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celles qui affectent l'enveloppe des thermomètres à mercure, et ne reviennent pas exactement à leurs dimentions primitives, quand , après un certains laps de temps, ils se retouvent à la même température.

Thermomètres enregistreurs. — Les thermomètres enregistreurs ou thermographes, sont destinés à donner un tracé graphique continu, d’où l’on puisse déduire la valeur numérique de la température de l’air à un moment quelconque. Parmi les principaux, nous signalerons ceux de Marey (1), Witz (2), de Niaudet (3), de Pictet et Cellarier (4), et enfin de Marié-Davy (5), employé à l’observatoire météorologique de Montsouris. On a tenté de les appliquer aux expériences physiologiques et à la clinique.

(1) Méthode graphique, p. 331.

(2) Des thermomètres et des thermographes médicaux. (Journal de sciences de Lille, 1880.)

(3) André. Thèse de Lyon, 1881, Contribution à la thermographie.

(4) Méthode générale d'intégration continue. Genève, 1879.

(5) Annuaire de l’observatoire de Montsouris, 1877, p. 269.

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