‹ Calvin;Chapitre 14 sur 50 · I. Cl INSTITUTION OHHBTI] \\i. <l · texte numérisé non relu

I. Cl INSTITUTION OHHBTI] \\i. <l

liiin. L'impression du livre fat achevée au mois de tfi36. Si l'arrivée de Calvin à Baie doit et» placée, selon les calcule les plus probable*, au romm eue émeut de lû35, il passa lu une quinzaine de

s une retraite laborieuse, lout entier a son ouvrage, dont i! prévoyait sans doute la portée. Tout ce qu'on sait, c'est qu'il demeurait an faubourg Saiul-Alban, die/ une matrone distinguée /eciissima

, qui plus lard logea aussi liaiuus, et qui ne se lassai! pas de dire à celui-ci combien elle avait été émerveillée du grnie austère île son hôte (sunclitale singitlaris ingriiii nitrifier e/i/it'i .

La lettre à François I" qui sert de prépare au livre, datée du dixième jour avant les calendes de septembre, c'est-à-dire du 23 août 1635) fut tout entière écrite à Baie, el sous le coup des événements Qui se pissaient en France. « l'.i voîci que, raconta il.dvin dans la Préface sa* tes /'.■'mimes, voici que, demeurant inconnu à rblle, comme les feux auxquels on condamnait en Franco beaucoup de personnes

lurent donne beaucoup d'aversion aux Allemands, on sema, pour la diminuer, des libelles pleins de faussetés et de malices, portant qu'on n'en usait sévèrement qu'envers des anabaptistes et des

I es turbulents, qui, pin- leurs rêveries maudites,

renversaient non seulement la religion, mais loul l'ordre politique. » Ce n'étaient pas seulement des libellisles aux gages de l'Eglise qui répandaient ces faussetés; François l ,;r lui même, qui avait besoin des princes prolestants de l'Allemagne dans sa lutte contre Chailcs-t^uinl, s'ell'or<;aii de leur persuader que les bûchers qu'il allumait en France n'étaient

destinés qu'à des » resles il'.'iiinhaptïstes, c

de l'ordre public, des fous furieux, excités par

l'Esprit de mensonge » : lel était le sens d'un grand placard qu'il adressa aa* Etats de l'Empire à la date

du l fr février 1535. C'est cette erreur volontaire du très chrétien roi de France que la le tire-pré (ace devait dissiper.

La lettre est écrite en latin, aussi bien que le livre. François I'"' la-lit lue? était-il capable de la lire? Gela est douteux, et, au Tond, cela importe peu. Elle allait, par-dessus la tète du coi, au monde lettré tout entier, et c'était là que Calvin en attendait l'elfet. Le latin était la langue universelle du xvi" siècle; les savants la parlaient, et les souverains étaient censés la comprendre. François I", selon la fine remarque des derniers éditeurs de Calvin, aurait été blessé dans son amour-propre, si l'on avait pu supposer qu'il n'était pas assez lettré pour recevoir une dédicace en latin 1 .

Calvin, en publiant la première rédaction de son ouvrage en 153(5, était allé, comme on dit, au plus pressé. C'était le moment, pensait-il, où il fallait élever la voix, le plus liant possible, cl sans tarder. Maïs il ne considérait celle première rédaction que comme une ébauche; il la reprit en 1539, et donna une seconde édition de l'Institution, « édition plus conforme au titre » ; et, sur cette seconde édition, il ût lui-même, en 1561, une traduction française. « Premièrement, disait la préface de 1541, j'ai mis le présent livre en latin, à ce qu'il put servir à

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