‹ Calvin;Chapitre 34 sur 50 · Vo · texte numérisé non relu

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r tes Actes dii pvocoa nit tome VIII du lEarTM ne

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at ta ftetation <ln pmcés criminel intenté A Genè-e en

Irt Michel Servit, por RitlieL de CwldoUe, dons les

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I de la Strict* d'histoire et d'archéologie de Genève,

au tome

III, 18i'i.

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-'■il. en effet, élail embarrassé. Certains

- appartenaient an parti perrioiste, opposa i Calvin; nais aucun n'osait prendra ouvertement lu défense d'un hérétique avéré. Quant aux autres, cem qui penchaient pour lit sévérité, ils voulaienl

se décharger sur les ci ns d'une partie de leur

responsabilité. Seuls quelques amis de Calvin, el a leur tête le fougueux Farel, le poussaient i poursuivre le procès à outrance. « Il est des gens,

écrit Farel à Calvin le -S sept bre, qui veulent

■ I ■ ■ un laisse (aire les hérétiques. Mais de i"e que le pape i -uriiliiniTii' 1rs liilclcs pour crime d'hérésie, de ce que des juges passionnés l'ont subir aux innocents les supplices réservés aux hérétiques, il est absurde de conclure qu'il ne faul pas mettre à mort ces derniers, afin de garantir ainsi les fidèles. Pour moi, j'ai souvent déclaré que j'étais prêt à mourir, si j'avais enseigné quoi ipie ce fut de contraire à la saine doctrine, et j'ajoutais i|iie je serais digne des plus affreux supplices si je détournais quelqu'un de la foi au Christ : je ne puis donc appliquer aux autres une règle dîtFérente'. » C'est un programme naïf d'extermination réciproque : le tout est d'être le maître pour imposer sa croyance, sauf à trouver son maître le lendemain et à souffrir le martyre.

La querelle, à force de durer, s'envenimait. Servet, exaspéré par les souffrances de sa prison, et encouragé peut-être par l'appui qu'il espérait trouver chez quelques membres du Conseil, finit par se faire

<[ue doit dire, pourrir eu lii pri

accusateur à son tour. Le 15 septembre, il adressa cette requête à la Seigneurie : « Mes très honorés Seigneurs, je vous supplie 1res bnmblemeat que vous plaise abroger ces grandes dilations {délais} Ou me mettre hors de la criminalité. Vous voyez que Calvin est au bout de son rôle, ne sachant ce I pour sou plaisir lue veut ici faire ion. Les poux me mangent tout vif,* :es chausses sont déchirées, et n'ai de quoi changer, i pourpoint, ni chemise r[ue une méchante. » 11 demande aussi qu'on l'assiste d'un avocat, « attendu [ranger et qu'il ignore les coutumes du din, que sa cause soit portée devant les Deux Cents. Le Conseil ordonne « qu'on lui fasse faire des chausses et vêtements à ses dépens ", et rejette ses autres demandes. Dans une nouvelle requête, du 21 septembre, il veut qu'on applique à Calvin ta loi du talion, et qu'on I interroge sur une j points, se rapportant à l'envoi des manuscrits de Servel à Lyon. Calvin n'a- 1.- il pas fourni des documents « afin que plus sûrement ledit Scrvet fût accusé ii convaincu, comme le fait s'en suivit »? i savait- il pas que « ce n'est point l'état d'un ministre de l'Évangile d'être accusateur criminel si e judiciairement un homme à mort »?

Non seulement Calvin est taux accusateur, mais il « veut, par frivoles et calomnieuses raisons, opprimer la vérité de Jésus-Christ : par quoi il doit non seulement être condamné, mais être exterminé {banni] et déchassé de la ville ». Servet ajoute : « Et son bien doit être adjugé à moi, en récompense du mien que lui m'a fait perdre. » Il va sans dire que le

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