CAL VU
sieurs de ses partisans le suivirent. L 'in 1er vont ion des Bernois ne lit que bâter le prononce du juge-
st. Peri'in i-l ses compagnons furcnl r I.ninii's
par contumace à avoir la têle tranchée, el Perrin ■ '!! particulier à avoir le poing coupé, i duquel il avaii attenté an bâton syndical ». Les deux bateliers, auteurs obscurs et inconscients d'une révolution, fnrenl décapités après avoir finlii la lorlure. H y QUI encore deux condamnations à morl ; l'une d'elles frappa le jeune Berthelier. (icnève vécut pendant quelques mois sous un régime voisin de la (erreur. Les mœurs publiques étaient féroces; les rancunes particulières et les rivalités de famille rendaient les haines politiques implacables. La dénonciation, ouverte ou anonyme, avait un libre cours. L'émigration sur Berne continuait. Parfois les exilés se rapprochaient de la frontière, et leur présence oc.cails ne manquaient pas, du reste, conseils que si jamais ils réveil leur tour ils écraseraient leurs étranger aux pourière dont il en pack
de faire savoir ai naicnl au pouvait adversaires. Cal' suites, mais on voit, par rrespondance,
dans s
lis désapprouvait
La suite montra seule me ni le vrai sons de la révolution qui venait de s'accomplir. Quelque ridicule que fût en elle-même cette courte émeute du 1G mai, qui ne troubla même pas dans leur sommeil ceux contre lesquels elle était dirigée, on peut dire que les destinées de la ville en dépendaient. Que les Perrinistes soient vainqueurs, le 11 o I de l'immigration est arrêté; Genève, conlinée dans ses murs,
].E TIIHIMl'HE DR LA 'I
reste au i nain* des viens patriotes, cœnw brave-, mata esprits étroits, gardiens jalons de leurs libertés, mais | ■ -. - ■ i soucieux de ce qui se passe dans le reste de l'Europe. Bile sera un siège de la Réforme suisse, couina Lausanne, Berne, Zurich; elle ne sera pas le foyer et le centre de rayonnemenl du protestantisme dans le* pays de langue français»,
A partir de 1555. aucune objection nu s élevant plus dans les conseils contre l'introduction <li's étrangers, les admissions a la bourgeoisie on à la simple habitation deviennent de plus en plus nombreuses. On compte, du 1" octobre 1555 au 1" février I55(>, soixante-cinq bourgeois nouveaux, et quatre-vingt-quatre du 5 mars 1550 au 5 février 1557; parmi r,es derniers ligure l'imprilloberi Etienne, reçu pour trente écus. Quant aux admissions à l'habitation, elles se comptent pur . Calvin, qui ne voyait pas de mauvais œil ee (loi d'étrangers grossissant chaque jour, voulait cependant que le flot restât pur. A cens qui avaient fui pour cause de religion se mêlaient des aventuriers qui « sons ombre de l'Évangile ne Icnaiciit lieu de l'Evangile ». On les rechercha soigneusement, et on leur enjoignit de « vider la ville sous peine du fouet ». Par contre, de jeunes Français, après avoir étudié sous la direction île Calvin, retournaient dans leur pays pour fonder des communautés. Les premiers de ces missionnaires parlirenl en 1556, et bierili'il les Eglises de France prirent l'habitude de s'adresser au* conseils de Genève pour leur* demander des pasteurs.
Peu à peu, par la force des choses, ou par I asi in-
ISfi CALVIN.
dant de son génie, Calvin se trouve investi d'un,' sorte d'apostolat universel dans les contrées de l'Occident, Il donne des instructions, des conseils,
des encouragements; on .1 re< '3 à son arbitrage
dans les divergenees tl opinion : quelquefois Jl intervient spontanément, lorsqu'une coin mu 1 mu h' est en péril. Ses lettres pastorales, qui ne sont pas la partie la moins belle de son œuvre, sont comme un commentaire perpétuel de l'histoire religieuse de sou temps. Kn 1554, il apprend qu'à Poitiers, où il a prrVIiê autrefois, le nombre des fidèles augmente ; il les engage à bc grouper, à se réunir souvent, « sans pourtant se découvrir ». Qu'ils s'assemblent a par petites bandes, et que chacun s'emploie à prêter son logis pour invoquer le nom de Dieu, et repute à grand heur que sa maison soit dédiée à tel usage 11. Il envoie un pasteur, un de ceux qu'il a formés, à Angers :
pureté '!,■ rouseioiii'e. cl droit lire a\ec ses prochains ; il n docli'îiie solide pour vnus euscig-ner, ••In'esl point li'lnéruire pour passer sa mesure; il un pus une telle iippmvat'e ne iiiiintri-,
ipi il puisse eoiilcntei' »fiu ipii uiioeut «r I | ipi' >!'■ rliélu-
rique, mais aassi -. estimons nu il voussuiïirn liieu détri'
instruits droilenicnl en pureté el rooileui' de luiignifii, ou la vivacité île l'Esprit de Dieu s? montre.
D'autres de ses élèves sont dirigés sur le Lyonnais, la Provence, la Guyenne, le Berry, la Normandie. Il va lui-même à Francfort pour pacifier l'Eglise française et anglaise, agitée par des rivalités de personnes et des dissentiments de doctrine A Paris, le 4 septembre 1557, une assemblée •
assemmee est
surprise de nuit dans une maison île la rue Saint- Jacquea ai brutalement dispersée par les archers; une centaine de personnes sont jetées dans les prisons da Châtelet; Calvin écidl ans membres de la communauté d'éviter luut ce qui pourrait ressembler à une révolte contre les autorités civiles, qui sont aussi instituées par Dieu :
Avise/ seulement de ne rien attenter qui no voua soit licite par sa parole. En noua tonnât cois pour lui obéir, nous
sommes assurés ■ | ■ ■ il repoussera les roups, ou bien nous donner» forre et vertu poqr les porter (supporter); mais eu
nous 1 1 v : 1 1 1 1 ; 1 1 l L |iln. mih'i' i|ii'il i ons donne le congé, crui-
gnuns lutijoiir's de recevoir ri I;i lin le ■niluire de noire IrmériLé..,, Et de tait il voudrait mieux que nous fussions lims ublméa, que l'Evangile de Dieu fui eiposêeûcc bliïmc, qu'elle fit urmer les gens n sédition et t'i tumulte; car Dieu fern tun-
mdros
»ri"
-l.-li 1 i r,-.
A la lin de la même année, la réunion des lîtals- Généraux étant proche, il demande à Antoine di Bourbon, roi de Navarre, d'intervenir ce laveur de: protestants, non pour faire approuver leur doctrine ce qui serait prématuré, mais du moins pour fairi cesser la persécution; et, à cette occasion, Il tu explique avec une grande autorité le devoir d'un ro chrétien ;
Car selon que les rois et princes ont n soutenir mie t&UUff diffieile, tant plus ont-ils Jiesuin délre avertis quel est leu
devoir. El voilà iinssi [ -quoi Dièo > n.ilain il i ' . i ■ i n . L : i . 1 1 (
qui- les lois n | .| 1 1 ] j il ;i s s.-nl ] ■ étude plus que les jie.'soiine
privée» ù profiter en ta lai. Cor do fuit selon 'l'"' Mien, bj élevant eu limite dignité, les approche plus de -ni, il le
que les pi inoei tarrieni. qui ne wn( que *<>- al ■ tenanlf i-autitnl Mn obéi», >1 que lui qui n I . ■
mil. -..il fnill.li> 'l>- s ii-nit.
Au milieu des hasards de la guerre qui h DMi longeait entre la France cl r Empire, la villa ■ < : ■' r.p' \ r si' cnil encore une Fois meoi ■ religion et dans sa liberté. Le duc de Savoie Philibert-E m manuel, ayant écrasé, en 1557, une armer française sous les murs de Sainl-Qin'nlin, demandait, pour prix de sa victoire, d'être réintégré dans ses Etats, don! François I" r s'était emparé vingt ans auparavant. 1 1 le Tut en effet an traité de Caleau-Carahrésis. Mais il adressait déjà de son camp devant Saint-Quentin un manifeste aux villes de la Bresse et du Bugey pour les engager à le reconnaître •■orome leur souverain légitime, et il envoyait un petit corps de troupes pour soutenir ses prétentions. L'alarme fut grande à Genève, de voir l'ennemi héréditaire s'installer de nouveau sur la ■frontière. •< Tout le pays tremblait, dit la Chronique de Roset. Ceux de Genève fireul criées puUiqiii's ;i voix de trompette, le 1*2 octobre, que chacun, tas) es sermons qu'en privé, dût invoquer Dieu sur lu danger imminent pour détourner son ire (sa colère], chacun fût prêt à vivre et mourir au soutènement de la religion et liberté, et quiconque ne voudrait se pourrait retirer. Lors eussiez vu porter harnais, affûter bâtons [armes à feu), et se préparer les plus petits d'un grand courage '. »
, Lp danger
commun attira 1
- négocia lions avec Berne
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