SOS
mieux inculquer, niais toujours, scion une de ses
expressions favorites, <t avec rondeur el naïveté ». Toute superfluité de mots, tout u b»M] » lui est contraire. ■ La langue est créée de Dieu pour exprimer lu cogitation (pennée), à ce que nous puissions communiquer ensemble. Pourtant [c'est pourquoi) c'est pervertir l'ordre de Dieu, de battre l'ait* d'un son confus, lequel ne soit entendu, ou circuir par ambages à l'enlour du pot, pour faire rêver les auditeurs et pour les laisser en tel état '. h Dire que la langue de Calvin est claire, nette, précise, ce n'est pas assez; elle es! frappante et expressive; elle abonde en tours originaux et en formes heureuses. On s'est trop contenté de répéter le mol de Bossuet, qui n'est qu'à moitié juste, sur lu tristesse du style de Calvin, connue si ce mot résumait toute sa manière de penser et d'écrire. Calvin sait varier, animer el niême égayer son style; maïs ce imsI jamais aux dépens de la pensée, qui garde toujours son allure francité et sincère. Il parle souvent par images, et ses images sont ordinairement empruntées à lu vie commune, aux objets les plus familiers et qui se présentent d'eux-mêmes, pour ainsi dire, à l'esprit de ses auditeurs ou de ses lecteurs. Il s'adresse à des croyants en partie novices, encore peu affermis ou peu éclairés dans leur foi : comment leur faire saisir certaines vérités abstraites, sinon par comparaison et sous une forme sensible? « Quel privilège n'avons-uous pas de nous retirer à Dieu et de nous rctnelire entre ses mains? soit que nous
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<-.-(,! ,/l'S lit.
veillions, soi) qne s dormions, aoil <| |ie "ous
soyons occupés au labeur, .1 h ville, ou aux champs,
que Dieu soit toujours roi e au guet pour nous? 1
Quel avantage n'avons-nous pas, ù cet égard, sur les païens! ,. Les païens ont hien connu qu'il y avait
quelq livinilé souveraine, niais ils ont toujours
voulu avoir : garenne Je |>uiîi* dieux à leur
porte. " Kl '|ii est-ce ijue Dieu nous demande, en retour de la protection dont il nous couvre et du salut qu'il nous ollre? La Coi, mais une foi qui ne soit pas seulement en paroles, qui soit ancrée en nos cœurs.
Cur plusieurs auront la fui, mais ce ne sera qu'une mou 1rs cl. mu- belle |i:ii-nrc : répondant il n'y uurti point de racine
un' .'I ijni -.il îu'i'fnridi?. C:.r, si nu >, une Iii-lU- brunetie cniivrile ilr- fleurs, que seru-ce i 1 II ne tout qu'une, bouffée do vent | ■ [oui emporter. Muia qunnd un nrbre est bien planté, lu
fuut-ïl cire enracine* on jmlro Si-îynoui" Jésus-Christ '.
Quand Dieu nous aura enrichis des dons de sa grâce, nous ne regretterons pas les biens de ce monde.
Cur il est plus facile t. un homme ù qui Dieu n'aura point donné si (fraude abondance, de cheminer si m pie ment, qu'à «eux qui mil (,'i'uiidv<>>cue. C'er-I coin me ni quelqu'un eiaii .-a une pi-tile uncelle et en une rivière petite : il est vrai qu'il jinurra iliam-oler. il est vrai qu'il pnurrn heurter cenlH quelque nrbre, euulre un honi de In civière, innis il n'csl ji.i^
en tel danger ,■ rue relui qui .'-I en quelque navire au milieu
de lu mer. là où les vagues et le* lempétes sont beaucoup plus impétueuses. Ainsi, dis-je, est-il des pouvres et de»
riches ; cor, ètnnt en ce monde, il est vrai qi - nag -
et pouvons être unités do (emplîtes, nous pouvons heurtée euulre quelque elinr.e et être toujours en danger ; mais le» unuvres sont comme en un petit ruisseau, et les riches soûl