‹ Calvin;Chapitre 44 sur 50 · Œuvres, t. VIII, p. 46U. — Traduction françeUf ; Dèchi · texte numérisé non relu

Œuvres, t. VIII, p. 46U. — Traduction françeUf ; Dèchi

ration /mur maintenir la vraie fui 'le la Trinité, (lïlièïe, 1554. ■l.CommentariuKinepiitolampnoremad Corintnioi \ iKiht-., 1. XL1X, p. ;j'J2. — Troducliun friincaiae : Commentaires tur toute) Ici Ei>!trei de CapÔtrc saint Paul, Génère, 15(11.

ier, une conviction qui déborde et qui agit, omvo rie lu véritable i." 1 1 < n ] ni 1 n<- 1 ■ .

Suf l'ensemble des arts, Calvin a les idées d'un théologien qui se souvient d'avoir été un humanisie et qui n'a pas tout à fait cessé de l'être. Les arts sonl un don de Dieu, nue grâce qu'il nous a faite, ù l'exclusion de loules les autres créatures. Ils servent h l'entretien cl ;i l'agrément de lu vie ; ils ne sont blâmables que s'ils nous détournent de la voie du salut. Les arts plastiques, en particulier, mentent à leur destination quand ils veulent montrer au\ yeux re qui esl invisible, la beaulé divine; ils rabaissent alors l'objet qu'ils prétendent exalter, et deviennent utncnl d'idô latrie.

ne souffrir mill. -. imagée me il I autant que l'art 'le peindre et tailW sont .!■■■.- ..'■ Dieo je requiers quo l'usage en suit (fardé [>nr il légitime t.t^.. que ce que Dion a donné mu hommes ]»nii -• alnire •■! pmir U'iii fiicn ne soit point

perverti et poil" par sbos dé» ■«■ I ■ i ■: i on seulement eeln,

mais aussi ton ■ ■' o i iine Je o estime pas qu'il suit

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del'endu dp es taire. H (m mi | rce qui -u gloire est d'au-

tant défigurée el -•■ ■■ ■■ '■ S'il n'est point licite de

Egarer Dieu | >- ■ i"i. lorcll i dits isn-i) perlais

d'ndorer une il isge p • i N ou d «dorer Dieu on Scelle. Il

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qu'on voit il 1 œil.

En fin de compte, qu'est-ce que les arts plastiques auroni à reproduire, s'ils ne veulent sortir de leurs limites? Les faits et gestes, les figures et les formes

mm). C'est le programme de la peii ■>■ ho]

daise 4 .

Le premier des arts est la musique, l'ar! religieux par excellence. La musique n'a pas besoin, comme la peinture et la sculpture, d'une matière qui lui serve de support; elle va droit à l'âme, qu'elle émeute! transporte, et quelle élève jusqu'à I.Ir'u.

Son effet est doublé quand elle itiupnguc l;i \o\\

humaine. On sait quelle importance Calvin donne à la musique et au chant dans le culte, et avec quel soin il y préparait les enfants des écoles. Mais veut que les paroles chantées soient en langage commun et intelligible, afin que le ca-ur puisse s associer, n Une linotte, un rossignol, un papega chanteront bien, mais ce sera sans entendre. Or le propre de l'homme est de chanter saihant (ce ijii if dit : après l'intelligence doit suivre le cœur ci 1 ;illéi lion. » Calvin assimile le chant ;t la prière; 6' une prière plus émue et plus eHtcace,

uiL esL de» prièroa )iubliquea, il y en a deu* fspico» : lea si! finit [in r ^îÏit>|jI*-i— pur-oies. 1rs nulrea but i-IiiihI ... n vérité, nous connni asti ns prir ^xjuJ-rk-ncc que le .-l.iin t nd forre et vigueur rlôninii vnii 1 cl eiiflninlx-r li' nmr loinmes, pnur invoquer et louer Dieu d'un lèle [ilus loul el nrdciit. Il y n toujours n regarder que le chant it pus léger et mlugr, iiinis nït pniils el mcjcslé, coin int Augustin, el ainsi il y ail grande différence entra sique qu'un fnil pour réjouie les tiiumut's à table cl on

présence de lli I de s. - uiigoa.... Quand nous elmn-

Le chaut et la prière constituent, avec la prédicam, les éléments principaux du culte. Le chant et i prière, c'esl l'élévation à Dieu; la prédication, c'est l'instruction dans sa parole. Calvin a prononcé plus de deux mille sermons. Il en a publié quatre, en 1552, chez Robert Etienne, qui venait d'arriver à Genève. Les autres ont été recueillis par ses secréires; on en Taisait des copies, qui étaient distribuées aux Ktfliscs. Comme l'orateur avait l'haleine courte, il parlait lentement, et son discours était facile à suivre. Ordinairement il improvisai! ; il prei texte biblique, l'expliquait, le rapprochait d'autres textes semblables que sa niénioii-c lui fournissait en abondance, et en tirait les conclusions morales. Ses sermons sont enchaînés, ils ne sont s composés; la division en plusieurs points fixés ivance et régulièrement déduits lui est antipathique. Ici encore, la sincérité, c'est-à-dire l'abandon nature! à l'inspiration du moment, est son unique loi. II raisonne beaucoup, ne perd jamais complètement de vue ses préoccupations dogmatiques, mais o se refuse pas un mouvement oratoire, surxnxt une invective contre l'incrédulité ou les raau- 'aises meeurs, quand la suite du sujet les amène.

La ville de Genève, admirable par le courage de ses habitants, n'était pourtant pas devenue une cité

sainte par le seul l'ail de sa rupture avec Rome. Tous les étrangers à qui elle ouvrait ses portes [l'étaient pas poussas par l'unique besoin de glorifier le Seigneur. Il y avait parmi eux des aventuriers de toute sorte, des marchands qni, sous ombre de religion, faisaient fort bien leurs affaires, des intrigants <|iii s'entendaient â puiser dans la bourse de leurs lnMes, ou des misérables qui demandaieal seulement un morceau de pain : il fallut bientôt établir pour eux une police spéciale. El quant aux Genevois eux-mêmes, bon nombre de ceux qui

avaient signe la profession de loi gardaient au f I

de I aine un vieux résidu de dévotion papiste. Dans un sermon sur l'Idolâtrie, Calvin passe eu revue, avec une grande profondeur d'observation, tous ces faux chrétiens ou demi rlirélieus. Il y a d'abord « les moyenneut's », ceux qui nagent entre deux eaux, « qui viennent au temple afin qu'on sache qu'ils y ont été, el se réservent les vêpres pour leur part ■ ; les n délicats », ceux qui servent Dieu dans leur coeur, niais s'abstiennent de l'adorer en public; les timides, qui réservent leur croyance, ou s'avancent à demi, par crainte de l'opinion, ceux qu'il appelle ailleurs les Nicodémitcs, eu souvenir de ce disciple honteux qui venait de nuit s'entretenir avec Jésus; ensuite les mondains, qui voudraient bien suivre l'Evangile sans être dérangés dans leurs aises; les ic enquêteurs », qui trouvent objection à tout, a qui, après avoir ouï un sermon où ils sont exhortés à s'accoutrer modestement, voudraient bien que le prêcheur leur taillât leurs chausses el leur cousit leurs souliers »; enfin les moqueurs, les « docteurs de

chambre et de table », qui se coùfienl en leur propre s.(M,-s~r'. ri ii refusent il ouïr comme leur naître

Celui i|U un juin- ils si.'iilil'iuil • ■ tu' leur juge ' g.

Un reprochai! a Calvin de favoriser tes étranger**, de s'appuyer sur eux, de s'en taire une garde du corps. Il lient d'autant plus à ne pas les ménager. Dans un autre sermon, où il montre « combien Ils fidèles doivent prisée d'être en L'Église de Dieu », il s'adresse spécialement à ces en&ats adoptïfs, qui sont ee qiiY'Uiieul les gentils dans l'Kglise primitive.

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Que surtout ou n'accuse pas le prédicateur de sévérité! Jamais il n'a exigé de ses ouailles ce que les anciens prtiphùtes exigeaient du peuple d'Israël;

et il le prouve par de nombreux exemples.

L'usage immodéré des rapprochements t;t des citations bibliques nous grue aujourd'hui dans la

lecture de Calvin : mais aux yeus dos i onteroporsîns

c'était une force. Dans une Eglise qui ne voulait avoir d'autre fondement que la Bible, il no suffisait pas d'avoir raison, il fallait avoir raison avec tsaïe et

saint Pau!. Dana une controverse, Calvin ici pbe

rarement seul; il ronfond si bien sa cause avec i e]le des auteurs sacrés, et par eux avec celle de Dieu, qu'il s'avance an combat avec une assurance qui est déjà un gage de victoire. En 1556, à son retour de Francfort, où il a été appelé pour débarrasser l'Église de quelques « fantasques », il écrit au pasteur Musculus, de Berne : « 11 m'a fallu disputer pendant deux jours contre un certain Velsius, qui défendait le libre arbitre et attaquait la prédestination. Avec quelle honte et quelles risées de l'auditoire il a été mis hors de combat, je laisse à d'autres le soin de te l'apprendre. » Hotmann, de Strasbourg, écrit, à propos do la même dispute : u Calvin a été porté aux nues par tous les Allemands, non pas tant pour son érudition, qui est connue depuis longtemps, que pour la linesse de son esprit et sa merveilleuse dextérité dans la discussion 1 ». Calvin avait le sentiment de sa supériorité en ce genre, et ce fut une des causes de l'iuf.ùlliliiliié qu'il s'attribuait. " Qu'ils raclent mon nom de leurs papiers, dit-il dans son sermon sur l'Idolâtrie, d'autant que je ne prétends rien, sinon que Dieu soit écouté*. » La brièveté énergique du style, l'allure pressante de la phrase, augmentent l'effet de sa parole. Il se répète parfois, revient sur certaines idées pour les

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