‹ CalvinChapitre 112 sur 212 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

pour rire à bon escient quand nous en serons sortis. » Voilà donc, selon lui, la « première note » de la vie, celle qui doit donner le ton : Pleurer. Rire n'est qu'une dissonance, permise, il est vrai, mais à condition de se résoudre au plus vite dans le ton premier, normal, qui ne changera qu'au seuil des félicités éternelles.

Ne nous étonnons donc pas qu'il se soit si peu occupé de nous conserver les détails de ses joies ou de ses peines. Peines et joies, devant l'éternité, lie sont rien, et c'est devant l'éternité qu'il se plaça toujours, non devant la postérité. Ne regrettons pas trop d'avoir si peu de traits intimes à entremêler dans son histoire ; notre récit n'en sera que mieux la reproduction de sa vie, telle qu'il l'entendait en vue du but. Si, dans les pages qui précèdent, nous en avons réuni quelques-uns, empiétant de quelques années sur la période que nous avons maintenant à parcourir, c'était pour n'avoir plus à considérer de longtemps que le réformateur à l'œuvre, l'ouvrier à sa tâche. Nous ne nous arrêterons plus que deux fois, — la première, au lit de mort d'Idelette, la seconde, au lit de mort de Calvin.

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