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LIVRE TROISIÈME

à Paris, à Lyon, à Vieniie. — Sa correspondanoe avec Calvin. — Ses hardiesses panthéistes. — Est-il vrai que Calvin fut son dénonciateur à Vienne? — Impossibilité , pour la Réforme, pour Genève surtOQt, de«e montrer indulgente envers Servet. — Ce qu'on dirait si elle Teût été. — XVI. Le procès. — Pourquoi Servet était venu à Genève. — Il est emprisonné. — Premiers interrogatoires. — Les Libertins travaillent à le sauver. — Berthelier; CoUadon. — Phases diverses. — XVII. Servet se croit sur le point de vaincre.

— Sa victoire entraînait l'exil de Calvin, la chute de tout l'établissement jcalviniste, doctrine et discipline. — Angoisses de Calvin.

— Farel le rassure et Tencourage. — Servet demande que Calvin soit mis en accusation. — Il change de langage. — Ses souffrances dans la prison. — XVIII. Les Églises suisses, consultées, se prononcent à l'unanimité contre Servet.' — Les gouvernements, consultés aussi, ne sont pas moins unanimes. — Genève ne peut plus ne pas condamner. — Derniers efforts des Libertins en faveur de Servet. — Condamnation. — Calvin n'avait pas demandé le bûcher, et il demande que le glaive soit substitué au feu. — XIX. Dernière entrevue avec Servet. — Farel. — Tristes détails. — Le supplice.

— XX. Dernier coup d'oeil sur le tout. — Calomnies diverses. — L'intolérance de Calvin et l'intolérance romaine. — Son traité De la punition des hérétiques. — Côté grandiose, héroïque, de ces rigueurs qui nous révoltent.

* Yoilà donc Calvin rentré à Genève, et « tellement reçu de singulière affection, nous dit Bèze, par ce pauvre peuple affamé d'ouïr son fidèle pasteur, qu'on ne cessa point qu'il ne se fût arrêté pour toujours, » carie conseil de Strasbourg avait d'abord

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refusé de faire plus que de le prêter aux Genevois. Strasbourg céda enfin, non sans peine, aux sollicitations de Genève. Calvin conserva le droit de bourgeoisie; on avait voulu lui continuer son traitement de professeur, mais il avait refusé.

Nous l'avons vu, dès sa première audience en Conseil, demander qu'on s'occupât sans délai de la rédaction des Ordonnances. La commission nommée se mit àl'œuvre le 16 septembre, et, dèsle 28, nous voyons le Conseil convoqué pour examiner le projet élaboré par elle. Mais, dit à ce jour le registre, a plusieurs seigneurs conseillers n'ont pas été obéissants à comparottre pour aviser sur les Ordonnances touchant la religion. » Était-ce déjà un commencement d'opposition ? Était-ce frayeur des difficultés de l'œuvr^, ou peut-être aussi des obstacles que rencontrerait l'application? — Nous ne le savons pas. Le lendemain , dans une séance à laquelle les absents de la veille sont convoqués c< sous le serment, )i c'est-à-dire sous peine d'être admonestés, s'ils y manquent, comme infidèles à leur serment de conseillers, on commence l'examen, lequel se poursuit jusqu'au 27 octobre. Le projet, définitivement amendé, est soumis, le 9 novembre, au Conseil des Deux-Cents, puis, le 20, au Conseil- Général. Quoique votées, les Ordonnances subissent encore quelques remaniements, et la votation dé-

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